Remplacer votre vieux radiateur pour faire face à l'hiver

trouvez la chaleur idéale sans vous ruiner !
Sommaire4 sections
  1. 01Le radiateur à inertie, le choix par défaut dans un logement occupé la journée
  2. 02Accumulation et radiateur à eau : deux cas particuliers
  3. 03Sur la côte, deux détails à ne pas négliger
  4. 04Comment dimensionner sans se tromper

Remplacer un convecteur de 1985 par un radiateur à inertie ne fera pas fondre votre facture de moitié. C'est la première chose à savoir avant d'aller en magasin, parce que c'est exactement l'inverse de ce que promet l'étiquette. Un radiateur électrique restitue en chaleur la totalité de l'électricité qu'il consomme, quel que soit son prix : le vieux grille-pain comme le modèle connecté à 600 euros. Ce qui change d'un appareil à l'autre, c'est le confort ressenti et la précision du réglage. Et c'est par là qu'on récupère de l'argent, pas par le rendement.

Le radiateur à inertie, le choix par défaut dans un logement occupé la journée

L'inertie est le principe le plus simple du lot : on chauffe une masse (un fluide caloporteur ou un bloc de fonte, de céramique ou de stéatite), et cette masse continue de restituer sa chaleur une fois la résistance coupée. Résultat, la température de la pièce oscille peu, l'air est moins brassé et moins asséché.

Deux familles cohabitent. L'inertie fluide, avec un liquide qui circule dans le corps de chauffe, monte un peu plus vite en température. L'inertie sèche, avec un coeur en matériau réfractaire, tient plus longtemps après l'extinction. Pour un salon occupé du matin au soir, la seconde a ma préférence. Pour une chambre chauffée deux heures le soir, elle est surdimensionnée et vous paierez pour une inertie dont vous ne verrez jamais le bénéfice.

Le panneau rayonnant, bon pour les pièces de passage

Le panneau rayonnant chauffe les surfaces qu'il vise (les murs, les meubles, vous) plutôt que l'air ambiant. Il monte vite, il coûte moins cher, et beaucoup de modèles récents se pilotent depuis un téléphone. Son défaut tient à sa carcasse en aluminium : dès qu'il s'arrête, la chaleur tombe. En façade sud d'un logement bien isolé, ce n'est pas gênant. Dans une pièce d'angle exposée au vent d'ouest, on sent le froid revenir en dix minutes.

Accumulation et radiateur à eau : deux cas particuliers

Le radiateur à accumulation stocke la chaleur dans un bloc réfractaire pendant les heures creuses, puis la relâche dans la journée. Il avait tout son sens à l'époque où l'écart entre heures creuses et heures pleines justifiait le surcoût d'achat, entre 400 et 2 000 euros. C'est un appareil lourd, encombrant, et son intérêt dépend entièrement de votre contrat d'électricité. À vérifier avant de commander, pas après.

Le radiateur à eau, lui, ne s'installe pas seul : il fait partie d'un circuit relié à une chaudière ou à une pompe à chaleur. Deux tuyaux, un départ et un retour, et une régulation centralisée pour l'ensemble du logement. Comptez entre 500 et 1 500 euros pour l'émetteur. La question ne se pose que si le circuit existe déjà ou si vous changez de système de chauffage complet.

Sur la côte, deux détails à ne pas négliger

Dans les logements de bord de mer, entre Pornichet et Saint-Marc, l'humidité complique le calcul. Un air chargé en humidité donne une sensation de froid à température égale, ce qui pousse à monter la consigne. Avant d'acheter un radiateur plus puissant, vérifiez la ventilation : une VMC encrassée ou des grilles d'aération bouchées par un ancien propriétaire coûtent plus cher, chaque hiver, que la différence entre deux modèles de radiateurs.

Second point, la salle de bains. Elle demande un appareil aux normes pour les pièces humides et une puissance différente du reste du logement, parce qu'on y cherche une montée rapide sur vingt minutes, pas une chaleur de fond. Un sèche-serviettes soufflant fait le travail ; un radiateur à inertie, non.

Comment dimensionner sans se tromper

La règle de base tourne autour de 70 à 100 watts par mètre carré dans un logement correctement isolé, davantage dans une maison ancienne à simple vitrage. Un salon de 25 m² réclame donc environ 2 000 watts, qu'il vaut mieux répartir sur deux appareils que concentrer sur un seul : deux sources chauffent une pièce plus régulièrement qu'une grosse unité placée sous une fenêtre.

Dernier arbitrage, celui de la pose. Un remplacement à l'identique sur une sortie de câble existante se fait en une heure. Dès qu'il faut créer une ligne, changer un disjoncteur ou déplacer un point d'alimentation, l'électricien devient obligatoire et le budget change d'échelle. Faites chiffrer ce poste avant de choisir le modèle, pas l'inverse.

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