Vous ne croirez pas à quel point il est facile d'installer un poêle à granulés chez vous ! Découvrez-le maintenant !

Sommaire6 sections
  1. 01Les deux raisons qui coûtent le plus cher
  2. 02Ce que vous pouvez préparer vous-même
  3. 03Choisir l'emplacement avant de choisir l'appareil
  4. 04Le déroulé d'une installation, étape par étape
  5. 05L'entretien, une fois l'appareil en place
  6. 06Deux questions posées à chaque devis

Poser un poêle à granulés soi-même est légal en France. C'est aussi le moyen le plus rapide de perdre 2 000 euros d'aides et de se retrouver sans assurance le jour où le conduit prend feu. Entre le bricolage complet et le devis clés en main, il existe une répartition raisonnable des tâches : ce qui relève de la manutention et de la préparation vous appartient, ce qui touche à l'évacuation des fumées appartient au professionnel. Voici où passe la ligne, et pourquoi elle est là.

Les deux raisons qui coûtent le plus cher

La première tient au financement. MaPrimeRénov' et les certificats d'économies d'énergie exigent une pose par une entreprise certifiée RGE Qualibois. Un appareil installé par vos soins ne donne droit à rien, quel que soit son rendement. Sur un poêle à 4 000 euros posé, l'écart entre un dossier accepté et un dossier refusé se chiffre facilement à 1 500 ou 2 500 euros selon les revenus du foyer.

La seconde tient à l'assurance. En cas de feu de cheminée ou d'intoxication au monoxyde, l'expert demande le certificat de conformité de l'installation et l'attestation d'entretien. Sans facture d'un installateur qualifié, la garantie peut être réduite ou refusée. Le cas se produit chaque hiver, et les compagnies vérifient.

Ce que vous pouvez préparer vous-même

Le gros de la journée d'installation se passe en manutention et en préparation. Un poêle de 8 kW pèse entre 90 et 130 kg. Le descendre du camion, le passer dans un couloir, protéger le parquet, tout cela se fait à deux et fait gagner une demi-journée de main-d'œuvre facturée.

Vous pouvez aussi préparer la plaque de sol si le revêtement est combustible, tirer une prise électrique dédiée jusqu'à l'emplacement, dégager le mur, décaisser une trappe d'accès, et vider la cheminée existante de son ancien habillage. Certains installateurs acceptent un devis en pose seule à ces conditions et le disent dès le premier rendez-vous. Posez la question, elle fait baisser la facture de 300 à 600 euros.

Choisir l'emplacement avant de choisir l'appareil

L'erreur la plus fréquente consiste à acheter le poêle en showroom puis à chercher où le mettre. L'ordre inverse donne de bien meilleurs résultats.

Un poêle chauffe la pièce où il se trouve et, par convection, celles qui communiquent avec elle sans porte. Le placer dans un angle de séjour ouvert sur la cuisine et sur la montée d'escalier vaut mieux que de le loger dans l'ancienne cheminée, souvent située contre un mur froid, dans une pièce cul-de-sac. Il faut aussi 20 cm minimum à l'arrière et sur les côtés selon les modèles, un mètre de dégagement devant la vitre, et un accès permettant d'ouvrir la trappe du réservoir sans acrobatie.

Dans les maisons de la presqu'île, la sortie en toiture donne presque toujours de meilleurs tirages que la sortie en façade, à cause du vent d'ouest qui vient plaquer les fumées contre les murs exposés. Une ventouse horizontale mal placée sur une façade au large finit par noircir l'enduit et par gêner les voisins.

Le déroulé d'une installation, étape par étape

La journée type commence par le traçage et le percement, soit du mur pour une ventouse, soit du plafond et de la toiture pour une sortie verticale. Le conduit isolé traverse les planchers dans un fourreau ventilé, avec les distances de sécurité prescrites par le fabricant du conduit et non par celui du poêle.

Vient ensuite le raccordement du poêle au conduit avec des éléments emboîtés dans le sens de la condensation, l'étanchéité des jonctions, puis la sortie de toit avec son solin et son chapeau. Le poêle est mis à niveau, calé, raccordé électriquement sur une prise avec terre, et l'amenée d'air extérieure est percée si l'appareil est étanche ou si la maison dispose d'une VMC.

La dernière étape est celle que les particuliers sautent le plus souvent : la mise en service. L'installateur règle le débit de granulés, la vitesse de l'extracteur de fumées et la dépression du foyer, puis mesure le taux de monoxyde de carbone et la température des fumées. Il remet un rapport. Ce document conditionne la garantie constructeur chez la plupart des marques, Invicta, Piazzetta ou Jotul comprises.

L'entretien, une fois l'appareil en place

Le nettoyage courant vous revient : vider le cendrier une à deux fois par semaine en pleine saison, gratter le creuset tous les deux ou trois jours pour éviter que les trous d'arrivée d'air ne se bouchent, nettoyer la vitre avec un chiffon humide trempé dans la cendre froide, ce qui marche mieux que n'importe quel produit vendu en grande surface.

Une fois par an, l'entretien complet par un professionnel comprend le démontage des échangeurs, le nettoyage de l'extracteur, le contrôle des joints et le changement de la bougie si elle fatigue. Comptez 150 à 200 euros. Le ramonage du conduit est demandé deux fois par an pour un combustible solide, dont une passe pendant la saison de chauffe.

Deux questions posées à chaque devis

Peut-on chauffer plusieurs pièces avec un seul poêle ?

Avec un modèle canalisable, oui, en poussant l'air chaud vers deux ou trois pièces par des gaines passées dans les combles ou dans un faux plafond. Il faut le décider avant la pose, pas après : reprendre un poêle simple pour le canaliser revient à changer l'appareil.

Quelle puissance pour quelle surface ?

De 60 à 100 W par m² selon l'isolation, soit 6 à 10 kW pour 100 m². Le réflexe des 100 W par m² appliqué partout conduit à surdimensionner les maisons récentes, avec un appareil qui tourne au ralenti, encrasse et s'use plus vite qu'il ne devrait.

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