A Lens-Liévin : l'agglomération distribue gratuitement des récupérateurs d'eau de pluie

recuperateur d'eau lens lievin
Sommaire4 sections
  1. 01Le Pas-de-Calais en vigilance sécheresse depuis avril
  2. 02Ce qu'une cuve remplit vraiment, calcul à l'appui
  3. 03Deux cuves à Givenchy-en-Gohelle
  4. 04Une suite annoncée, et un modèle qui se copie

Soixante mille euros pour mille cuves. L'opération menée par la communauté d'agglomération de Lens-Liévin pendant l'été 2023 revient donc à 60 euros par récupérateur d'eau de pluie distribué, raccord et notice compris. C'est le prix d'un modèle basique en jardinerie. Reste à savoir combien de mètres cubes cette dépense publique fait sortir du réseau d'eau potable, et sur combien d'années.

Le Pas-de-Calais en vigilance sécheresse depuis avril

On associe rarement le bassin minier à la pénurie d'eau. Il pleut dans le Nord et le Pas-de-Calais, tout le monde le répète. Sauf que les deux départements étaient placés en vigilance sécheresse dès le mois d'avril, avant même que la saison d'arrosage commence. C'est cette situation qui a poussé Lens-Liévin à sortir le carnet de chèques plutôt qu'à publier un énième dépliant de sensibilisation.

Le raisonnement se tient. Un arrêté préfectoral interdit d'arroser, mais il n'apporte pas d'eau. Une cuve, si.

Ce qu'une cuve remplit vraiment, calcul à l'appui

Un millimètre de pluie sur un mètre carré de toiture donne un litre. Un abri de jardin de 12 mètres carrés, sous une averse ordinaire de 10 millimètres, envoie donc environ 120 litres dans la descente. Il faut trois averses comme celle-là pour remplir une cuve de 300 litres. Si le jardinier la vide et la remplit vingt fois dans une saison, il économise 6 mètres cubes d'eau potable. Multipliez par mille foyers : 6 000 mètres cubes par an, pour 60 000 euros investis une seule fois.

Le calcul ne rembourse pas l'agglomération en trésorerie. Mais la cuve dure quinze ans quand le budget, lui, est dépensé une fois.

Deux cuves à Givenchy-en-Gohelle

Olivier Evrard habite Givenchy-en-Gohelle, sur la crête de Vimy, à une dizaine de kilomètres de Lens. Il a demandé un récupérateur, puis un second, offert lui aussi par l'agglomération. Chaque semaine, ses plantes boivent l'eau du toit plutôt que celle du robinet. On est loin de l'autonomie complète, et il ne prétend pas le contraire : c'est un arrosoir rempli sans compteur qui tourne, répété tout l'été.

Avant d'acheter, la question du volume, de l'emplacement et du trop-plein mérite d'être creusée, et nos conseils pour choisir et installer un récupérateur d'eau de pluie détaillent les points qui coincent.

Une suite annoncée, et un modèle qui se copie

L'agglomération annonçait alors une deuxième distribution de 1 000 cuves dès la rentrée 2023, puis l'ouverture du dispositif à toute demande. Le principe se reprend ailleurs, sur la Côte d'Amour comme dans le Pas-de-Calais : acheter en gros et livrer prêt à poser. C'est là que se joue l'écart entre une cuve utilisée et une cuve stockée.

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