Les plantes et légumes à cultiver en Été ?
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Au mois de juillet, un potager se remplit surtout de ce qu'on y a mis en avril. Les semis d'été servent à autre chose : ils préparent les récoltes d'octobre, de novembre et du plein hiver. Un jardinier qui laisse sa planche de pois vide après la récolte de juin perd trois mois de production. Celui qui y sème des haricots, des betteraves et des chicorées dans la foulée mange encore de son jardin quand les autres achètent des poireaux au marché.
Semer dans une terre à 25 degrés, ça change les règles
Au printemps on se bat contre le froid, en été contre la sécheresse de surface. Une graine de carotte semée en juillet lève en cinq jours si le premier centimètre de sol reste humide, et jamais s'il sèche une seule journée. La méthode qui marche : creuser un sillon, l'arroser copieusement avant de semer, poser la graine, recouvrir de terreau fin, puis couvrir d'une planche ou d'un vieux drap jusqu'à la levée. On retire dès que ça pointe.
Les salades posent le problème inverse. Au-dessus de 28 degrés, la laitue entre en dormance et refuse de germer. Semez-la à l'ombre d'un rang de tomates, ou en fin d'après-midi, avec de l'eau du récupérateur, plus fraîche que celle du robinet en plein soleil.
Arroser moins souvent, mais beaucoup plus
Un arrosage quotidien et léger fabrique des racines paresseuses, installées dans les cinq premiers centimètres, qui grillent au premier oubli. Deux arrosages copieux par semaine valent mieux que sept petits. Comptez 10 à 15 litres par mètre carré à chaque passage sur un sol nu, moitié moins sous paillage.
Le paillage fait le reste. Cinq centimètres de tonte de gazon séchée, de paille ou de feuilles mortes divisent l'évaporation par deux et bloquent la levée des adventices. Sur la côte, entre La Baule et Saint-Nazaire, le vent d'ouest assèche autant que le soleil : un potager exposé plein ouest sans haie ni pare-vent boit un tiers de plus qu'un jardin abrité.
Les fleurs qui tiennent la chaleur sans arrosage
Tournesols, zinnias, rudbeckias, cosmos et gauras encaissent trois semaines sans pluie une fois installés. Leurs racines descendent chercher l'eau au lieu de l'attendre en surface. Un massif de ces annuelles, semé en juin, fleurit jusqu'aux premières gelées et donne à manger aux abeilles à la période où les prairies sont grillées.
Le buddleia, souvent appelé arbre à papillons, mérite une réserve. Il attire les papillons adultes, mais ses feuilles ne nourrissent aucune chenille de chez nous, et il se ressème dans les friches au point d'être classé espèce envahissante en France. Coupez les fleurs fanées avant qu'elles ne montent en graines. Une lavande ou un romarin rendent le même service sans cet effet secondaire.
Les aromatiques d'été et leurs exigences opposées
Basilic et coriandre poussent vite en juillet et montent en graines aussi vite. Pincez les sommets toutes les semaines et resemez la coriandre toutes les trois semaines, sinon vous n'en aurez plus en août. Le persil supporte mal le plein soleil de midi et préfère le pied d'un mur exposé à l'est. La menthe veut de l'ombre et un sol frais, en pot, arrosée tous les deux jours.
Le thym, le romarin et la sarriette n'ont besoin de rien. Ils poussent sur les talus de la presqu'île sans que personne ne s'en occupe, et un arrosage régulier leur fait plus de mal que trois semaines de sécheresse.
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