Comment éviter les désagréments des guêpes cet été ? ?

manière d'éviter les désagréments causés par les guêpes.
Sommaire5 sections
  1. 01Le sucre des larves, et ce qui se passe quand il s'arrête
  2. 02Guêpe, abeille, frelon : trois voisines à ne pas confondre
  3. 03Ce qui marche sur une terrasse, et ce qui ne sert à rien
  4. 04Un nid sous le volet : qui appeler, et à quel prix
  5. 05Après la piqûre

Une guêpe en juin ne vous regarde pas. La même guêpe le 20 août tourne autour de votre verre et refuse de partir. Ce n'est pas votre imagination : le comportement de l'insecte change au cours de la saison, pour une raison précise, et c'est ce calendrier qui explique presque tous les ennuis de terrasse de la fin de l'été.

Le sucre des larves, et ce qui se passe quand il s'arrête

Une colonie de guêpes fonctionne sur un échange. Les ouvrières rapportent des proies, mouches, chenilles, pucerons, qu'elles mâchent et donnent aux larves. En retour, les larves sécrètent une gouttelette sucrée dont les adultes se nourrissent.

En fin d'été, la reine arrête de pondre, les dernières larves émergent, et la distribution s'arrête net. Des centaines d'ouvrières se retrouvent sans ravitaillement, avec quelques semaines à vivre et plus rien à faire. Elles cherchent du sucre partout : fruits tombés au pied du pommier, canettes ouvertes, glaces, confiture du petit-déjeuner. D'où l'impression que les guêpes deviennent agressives, alors qu'elles sont surtout affamées et pressées.

La même mécanique explique la fin de l'histoire. Le nid meurt à l'automne, entièrement. Seules les jeunes reines fécondées passent l'hiver et fonderont chacune une colonie au printemps. Un nid vidé en novembre ne sera jamais réoccupé : inutile de le faire retirer en hiver, sauf s'il gêne.

Guêpe, abeille, frelon : trois voisines à ne pas confondre

La confusion coûte cher, dans les deux sens. L'abeille domestique est plus trapue, brun doré, poilue, et ne pique qu'une fois : son dard barbelé reste dans la peau et elle meurt. La guêpe commune est glabre, jaune vif et noire, avec la taille marquée. Son dard est lisse, elle peut donc piquer plusieurs fois de suite.

Le frelon européen, plus gros et roux, est plutôt placide loin de son nid. Le frelon asiatique, installé dans l'Ouest depuis une quinzaine d'années, se reconnaît à son thorax noir et à l'extrémité jaune de ses pattes. C'est lui qui pose problème aux apiculteurs, parce qu'il chasse en vol stationnaire devant les ruches. Pour un particulier, la règle reste la même : on ne s'approche pas du nid.

Guêpe jaune et noire posée sur une surface claire, ailes repliées

Ce qui marche sur une terrasse, et ce qui ne sert à rien

Sur les terrasses de La Baule ou les marchés de Pornichet en fin d'août, on voit toujours les mêmes gestes inutiles. Agiter les bras est le pire : le mouvement rapide déclenche exactement la réponse défensive qu'on cherche à éviter. Une guêpe qu'on laisse tranquille repart d'elle-même au bout de quelques secondes.

Ce qui fonctionne tient en peu de choses. Couvrir les plats sucrés. Fermer les poubelles et les éloigner de la table. Boire dans un verre plutôt qu'à la canette : une guêpe entrée dans une canette pique dans la bouche ou dans la gorge, seul scénario vraiment dangereux pour quelqu'un qui n'est pas allergique. Un appât posé à cinq ou six mètres, une assiette avec un fruit très mûr, détourne une bonne partie du trafic vers un point qui n'est pas votre table.

Un nid sous le volet : qui appeler, et à quel prix

Un nid de guêpes commun compte plusieurs milliers d'individus au cœur de l'été. S'il est logé dans un coffre de volet roulant, sous une tuile ou dans un mur creux, il n'y a pas de bricolage raisonnable. Les bombes du commerce vident mal une cavité, énervent la colonie et exposent celui qui tient l'aérosol.

Les pompiers ne se déplacent plus systématiquement : ils interviennent en cas de danger avéré, un nid dans une école, sur la voie publique, ou chez une personne allergique. Le reste relève d'une entreprise de désinsectisation, pour un tarif situé le plus souvent entre 80 et 150 euros selon l'accès et la hauteur. Deux erreurs classiques : boucher le trou d'entrée, ce qui fait ressortir les guêpes par l'intérieur du logement, et intervenir en pleine journée alors que la colonie est dehors.

Après la piqûre

Une piqûre de guêpe fait mal pendant une dizaine de minutes, gonfle, démange deux à trois jours, et n'a aucune conséquence chez la grande majorité des gens. Le froid reste ce qui soulage le mieux : une poche de glace enveloppée dans un linge, un quart d'heure. Une source de chaleur brève appliquée sur le point de piqûre, la pointe d'une cigarette éteinte tenue à distance ou un sèche-cheveux, dégrade une partie du venin si on agit dans la minute. Un antihistaminique limite l'œdème.

L'urine ne sert à rien. C'est une croyance tenace, sans le moindre fondement, et le geste qu'elle remplace, refroidir tout de suite, est justement celui qui marche.

Ce qui doit alerter, c'est le reste du corps. Plaques loin de la piqûre, gonflement du visage ou de la langue, gêne respiratoire, malaise : appel au 15 sans hésiter, la réaction peut se développer en un quart d'heure. Une personne déjà connue comme allergique garde son stylo d'adrénaline sur elle en août, pas dans l'armoire à pharmacie.

Reste à tenir six semaines. Après la première nuit à moins de cinq degrés, les ouvrières disparaissent d'elles-mêmes et la terrasse redevient calme, sans que personne ait eu besoin d'intervenir.

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