A Pornichet, le chemin côtier a-t-il survécu aux ravages des tempêtes ? Découvrez sa métamorphose spectaculaire !
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La nouveauté, à Pornichet, n'est pas que le chemin côtier ait été réparé après les tempêtes de l'hiver 2023-2024. C'est qu'une partie ne le sera pas. L'escalier de Congrigoux, emporté par la mer, ne sera pas reconstruit. Ce renoncement assumé, formulé par l'élu chargé du dossier en une phrase qui vaut doctrine, "réparer mais savoir aussi se résigner", en dit plus long sur l'avenir du littoral que tous les mètres cubes de béton coulés depuis vingt ans.
Ce que les tempêtes ont réellement attaqué
Les coups de vent d'automne et d'hiver ne s'en prennent pas au chemin lui-même, en général, mais à ce qui le tient : le pied de dune, les enrochements, les escaliers qui descendent sur le sable. Une fois le sable arraché sous la première marche, l'ouvrage se déchausse et le reste suit. Les riverains du secteur de Sainte-Marguerite ont vu le phénomène se répéter d'année en année, et à chaque fois la même réponse : on rebétonne, on rajoute des blocs, on recommence l'hiver suivant.
Ce chemin n'est pas un décor. C'est un itinéraire du quotidien, emprunté par les promeneurs de fin de journée, les coureurs, les gens qui rejoignent la plage sans prendre la voiture, et par des centaines de milliers de passages chaque année en comptant l'été.
Réparer autrement : moins d'emprise, plus de souplesse
Concrètement, le tronçon concerné court sur quelques kilomètres entre le bassin du port et la pointe de Sainte-Marguerite, avec une dizaine de descentes vers le sable réparties le long du parcours. Chacune dessert un bout de plage et un petit groupe de maisons : perdre un accès, pour les riverains de la rue qui y débouche, revient à rallonger le trajet de plusieurs centaines de mètres, poussette ou parasol à la main.
Les nouveaux accès à la plage sont conçus pour empiéter le moins possible sur le haut de plage et pour se laisser réparer sans engin lourd. Les dunes, elles, sont retenues par le vieux triptyque qui fonctionne toujours : ganivelles, replantation d'oyats, chemins balisés pour canaliser les pas. Un piéton qui coupe à travers la dune fait plus de dégâts, sur la durée, qu'une nuit de tempête.
Sur le suivi de l'érosion, la ville se montre prudemment satisfaite : le trait de côte semble stabilisé sur les sections traitées. Prudemment, parce qu'un hiver ne fait pas une tendance et que la moyenne des dégâts se juge sur une décennie.
La saison, les déchets et la part du visiteur
Le volet le plus visible pour les vacanciers est ailleurs. Les points de tri ont été reculés loin du rivage, pour éviter que le vent d'ouest ne balaie les emballages directement dans l'eau, et la commune a résumé sa consigne d'été en une formule sans détour : vous venez avec vos déchets, vous repartez avec vos déchets. C'est brutal, et c'est efficace, parce que le message se retient.
Reste la question de fond, celle que le chantier de Pornichet pose sans y répondre : jusqu'où entretenir un sentier littoral que la mer viendra chercher, et à partir de quand recule-t-on ? La réponse se prendra tronçon par tronçon, escalier par escalier, sur les vingt prochaines années.
Source: www.francebleu.fr
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