« Adieu aux microbes, place à la thérapie ! » : un événement marquant avec cent participants pour le premier bain de 2025 à Pornichet

participez à un événement unique à pornichet en 2025 : "adieu aux microbes, place à la thérapie !" rejoignez cent participants pour un premier bain revitalisant, alliant bien-être et santé. ne manquez pas cette occasion de plonger dans une expérience inoubliable!
Sommaire4 sections
  1. 01L’eau était froide, mais moins qu’on ne l’imagine
  2. 02Ce que le corps fait vraiment dans une eau à dix degrés
  3. 03Cent personnes sur le sable un 1er janvier
  4. 04Se réchauffer, la partie qu’on prépare le moins

Le slogan du 1er janvier 2025 à Pornichet disait « Adieu aux microbes, place à la thérapie ». Autant régler la question tout de suite, parce que c’est faux : une centaine de baigneurs entrés dans une eau à une dizaine de degrés n’ont tué aucun microbe, ni sur eux ni en eux. Ce qui s’est passé ce matin-là sur la plage est plus simple et, à mon avis, plus intéressant que la promesse médicale collée dessus : une centaine de personnes se sont retrouvées à l’aube du premier jour de l’année pour faire ensemble quelque chose d’inconfortable. Ça n’a pas besoin d’être un traitement pour valoir le déplacement.

Baigneurs entrant dans la mer au petit matin sur une plage de Pornichet

L’eau était froide, mais moins qu’on ne l’imagine

Sur cette portion de côte, la mer atteint son minimum entre fin janvier et début mars, et le 1er janvier elle se situe encore autour de dix à douze degrés. L’air, lui, est souvent plus froid que l’eau ce matin-là. C’est ce décalage qui rend l’exercice supportable : le choc a lieu à l’entrée, pas pendant, et beaucoup de baigneurs disent trouver la mer presque douce comparée au moment où ils ressortent, mouillés, dans le vent.

Le vrai passage difficile se joue à la sortie. La plage de Pornichet est plate, la marée large : selon l’heure, il faut remonter cinquante à cent mètres de sable détrempé, pieds nus, avant de retrouver sa serviette. Les habitués posent leurs affaires en haut de plage, près de la promenade, et gardent des chaussons ou de vieilles baskets pour le retour. Les autres apprennent.

Ce que le corps fait vraiment dans une eau à dix degrés

La première réaction est réflexe et dure une à deux minutes : inspiration brutale, accélération du rythme cardiaque, respiration rapide et désordonnée. C’est ce moment-là qui pose problème, pas la température en soi, parce qu’une inspiration involontaire la tête sous l’eau est un accident. D’où le conseil que répètent tous les encadrants avant l’entrée : marcher, s’immerger progressivement jusqu’à la taille, souffler longuement, attendre que la respiration redevienne régulière avant de s’allonger.

Ensuite, la circulation se resserre vers le tronc, la peau blanchit, les doigts perdent en dextérité. Chez quelqu’un qui n’est pas entraîné, l’intérêt d’une immersion s’épuise au bout de trois à cinq minutes. Rester plus longtemps ne rapporte rien de plus et fait baisser la température centrale.

Cent personnes sur le sable un 1er janvier

Ce qui frappe quand on regarde ce genre de rassemblement, c’est la composition du groupe. Il y a le noyau des nageurs réguliers, ceux qui vont à l’eau toute l’année et qui entrent sans hésiter. Il y a la famille venue à quatre, dont deux seulement se déshabillent. Il y a le collègue qui a perdu un pari en décembre. Et il y a une bonne moitié de gens qui ne se baigneront plus avant juillet.

Le bruit aussi surprend. Ce n’est pas silencieux, ce n’est pas non plus le tumulte que décrivent les comptes rendus : des cris courts au moment de l’entrée, beaucoup de rires nerveux, puis un calme assez net une fois tout le monde dans l’eau. Sur la promenade, il y a toujours trois fois plus de spectateurs habillés que de baigneurs.

Se réchauffer, la partie qu’on prépare le moins

La chute de température continue plusieurs minutes après la sortie de l’eau, le sang refroidi des extrémités revenant vers le centre. Se rhabiller vite compte donc davantage que rester longtemps dans l’eau. Un bonnet sec, un haut en polaire, un pantalon large qui s’enfile sur des jambes mouillées, une boisson chaude : ceux qui repartent en frissonnant une heure après sont ceux qui ont tout préparé sauf ça.

Une douche brûlante juste après n’est pas la bonne idée non plus. Le réchauffement passif, à l’air, avec des couches sèches, est plus régulier.

La formule « adieu aux microbes » n’était qu’un titre. Le rendez-vous, lui, tient debout tout seul : un matin de janvier, une plage, cent personnes qui n’auraient rien fait de spécial ce jour-là et qui rentrent chez elles avec quelque chose à raconter. Sur la Côte d’Amour, ces bains du Nouvel An se sont installés depuis une dizaine d’années et se transmettent surtout par le bouche-à-oreille, d’une bande de copains à la suivante.

Résumer cet article avec :

Partager :

Côte d'amour