Arrêtez-vous de gaspiller de l'énergie avec ces appareils du quotidien ! Découvrez lesquels vous coûtent le plus cher !
Sommaire6 sections
- 01L'eau chaude : le poste qu'on paie sans le voir
- 02Les convecteurs : ce n'est pas l'appareil, c'est la consigne
- 03La veille, ce petit poste qu'on surestime
- 04Le sèche-linge et le four : les vrais gourmands ponctuels
- 05Les ampoules : le sujet est clos depuis 2018
- 06Par où commencer si on n'a qu'un week-end
La chasse aux appareils énergivores commence presque toujours par les mauvais suspects. On débranche la box, on traque les veilles, on culpabilise devant le grille-pain. Pendant ce temps, deux appareils que personne ne regarde avalent la moitié de la facture : le ballon d'eau chaude et les convecteurs. Voici le classement par euros réellement dépensés dans l'année, pas par intuition.
L'eau chaude : le poste qu'on paie sans le voir
Un chauffe-eau électrique classique chauffe une réserve, la maintient à température toute la journée, et perd de la chaleur par sa carrosserie même quand personne n'ouvre un robinet. Sur un ballon ancien, mal isolé, installé dans un garage non chauffé, ces pertes à vide se comptent en centaines de kilowattheures par an.
Trois gestes coûtent zéro euro. Baisser la consigne à 55 ou 60 degrés (en dessous, on prend un risque bactériologique, au-dessus on entartre et on gaspille). Vérifier que le ballon est bien piloté en heures creuses si le contrat le prévoit. Et faire vidanger le groupe de sécurité une fois par an : un ballon entartré met plus longtemps à chauffer pour le même volume d'eau.
Le chauffe-eau thermodynamique divise la consommation par deux ou trois. Il coûte cher à l'achat, il fait du bruit, et il refroidit la pièce où il se trouve. Sur une maison individuelle avec un local technique, le calcul tient. Dans un appartement de 60 mètres carrés à Pornichet, beaucoup moins.
Les convecteurs : ce n'est pas l'appareil, c'est la consigne
Un vieux convecteur grille-pain et un radiateur à inertie dernier cri consomment exactement la même chose pour produire un kilowattheure de chaleur. Le rendement d'une résistance électrique est de 100 %, hier comme aujourd'hui. Ce qui change, c'est la régulation : un thermostat électronique précis évite de surchauffer, un appareil à inertie lisse les à-coups, et un programmateur coupe la nuit.
Un degré de moins sur la consigne fait environ 7 % de consommation de chauffage en moins. Passer de 21 à 19 degrés dans les chambres, c'est le seul geste de cette liste qui se voit vraiment sur une facture d'hiver.
La veille, ce petit poste qu'on surestime
Les appareils en veille pèsent quelque chose, mais l'ordre de grandeur est très inférieur à ce que la légende raconte. Une box internet et son décodeur tournent en continu autour de 15 à 30 watts, ce qui donne 130 à 260 kWh sur l'année, soit 25 à 50 euros. Une télévision moderne en veille consomme moins d'un watt : la débrancher chaque soir rapporte quelques centimes par mois.
Le poste où la veille compte encore, ce sont les vieux appareils audio, les imprimantes laser laissées allumées et les chargeurs branchés sur des multiprises qui alimentent aussi des transformateurs. Une multiprise à interrupteur derrière le meuble télé règle la question en une soirée.
Le sèche-linge et le four : les vrais gourmands ponctuels
Un cycle de sèche-linge à condensation consomme 2,5 à 3,5 kWh. À raison de trois cycles par semaine, on arrive vers 400 à 500 kWh par an, soit l'équivalent d'un réfrigérateur ancien. Sur la côte, entre Pornichet et Le Croisic, où l'air marin sèche vite dès qu'il ne pleut pas, un étendoir dehors d'avril à octobre supprime la moitié de ces cycles.
Le four électrique consomme entre 1 et 2 kWh par utilisation. Le préchauffage à vide pendant vingt minutes pour enfourner un gratin est le gaspillage domestique le plus banal qui soit.
Les ampoules : le sujet est clos depuis 2018
L'ampoule à incandescence n'est plus vendue en France depuis 2013, l'halogène depuis septembre 2018. Si vous en avez encore une dans un couloir, remplacez-la : une LED de 7 watts éclaire autant qu'une incandescente de 60. Mais dans un logement déjà passé à la LED, l'éclairage pèse quelques pour cent de la facture. Continuer à s'en préoccuper détourne l'attention du chauffage.
Par où commencer si on n'a qu'un week-end
Relevez votre compteur Linky un soir à 22 heures et le lendemain à 6 heures, tout éteint. La différence divisée par huit donne la puissance de fond du logement, en continu. Au-delà de 200 watts hors chauffage et hors congélateur, quelque chose tourne sans raison.
Ensuite, prenez les deux appareils qui pèsent le plus (le chauffage, l'eau chaude) et travaillez la consigne avant de penser au remplacement. Le matériel neuf est le dernier levier, pas le premier. C'est aussi le plus vendu, ce qui explique qu'on en parle davantage.
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