Avez-vous arrêté d'utiliser cet appareil dans votre salle de bain ? Vous serez choqué par son impact sur votre facture d'électricité !

Sommaire6 sections
  1. 01La règle de calcul, en une ligne
  2. 02Le sèche-serviettes, l'appareil dont il faudrait parler
  3. 03Le ballon d'eau chaude, hors catégorie
  4. 04Le cas particulier du sèche-serviettes soufflant
  5. 05L'éclairage, le poste dont on parle trop
  6. 06Et la fuite d'eau, dans tout ça

L'appareil auquel le titre fait penser, c'est le sèche-cheveux. Autant le dire tout de suite : ce n'est pas lui, et arrêter de l'utiliser ne changera rien à votre facture. Un sèche-cheveux de 2 000 watts employé cinq minutes par jour consomme environ 60 kilowattheures par an, soit une quinzaine d'euros. Le coupable réel se trouve dans la même pièce, il chauffe en permanence et personne ne le regarde. Le calcul qui suit est celui qu'on aurait dû vous donner à la place du point d'exclamation.

La règle de calcul, en une ligne

La consommation d'un appareil, c'est sa puissance en watts multipliée par le nombre d'heures où il fonctionne. Rien d'autre. Un appareil très puissant utilisé quelques minutes coûte peu ; un appareil modeste qui tourne des milliers d'heures coûte cher. C'est exactement ce qui trompe le monde dans une salle de bain, parce que les objets bruyants et chauds y sont les moins gourmands.

Prenez la brosse à dents électrique sur son socle. Elle tire environ un watt, en continu, toute l'année : 8,8 kilowattheures, deux euros. Le rasoir en charge, pareil. Débrancher ces deux-là fait gagner le prix d'un café par mois. Ce n'est pas là que se joue votre facture, et les articles qui vous demandent de traquer les veilles vous font perdre votre temps.

Le sèche-serviettes, l'appareil dont il faudrait parler

Un sèche-serviettes électrique développe entre 500 et 1 000 watts. Beaucoup de gens l'installent, découvrent qu'il ne monte pas assez vite le matin, puis le laissent allumé en permanence de novembre à mars. Faites le compte : 600 watts pendant huit heures par jour, sur cent cinquante jours, cela donne 720 kilowattheures, autour de 180 euros au tarif actuel de l'électricité. Pour une pièce de cinq mètres carrés qu'on occupe vingt minutes par jour.

La correction ne coûte rien. Une minuterie mécanique à 15 euros, réglée pour deux heures le matin et une heure le soir, ramène la consommation autour de 250 kilowattheures. Sur ce point, l'économie est immédiate et vérifiable sur le relevé du mois suivant, ce qui est rare dans le domaine.

Le ballon d'eau chaude, hors catégorie

Le chauffe-eau électrique est le deuxième poste de dépense d'un logement, derrière le chauffage. Pour quatre personnes, un cumulus de 200 litres avale entre 2 500 et 3 000 kilowattheures par an. À 0,25 euro le kilowattheure, on parle de 600 à 750 euros. Aucun autre appareil de la maison ne joue dans cette catégorie.

Trois réglages font presque tout le travail. La température de consigne d'abord : 55 à 60 degrés suffisent, et il faut rester dans cette plage, en dessous le risque de développement bactérien dans le ballon augmente. Beaucoup de cumulus sortent d'usine réglés à 65 ou 70 degrés, ce qui coûte de l'énergie pour chauffer une eau qu'on rediluera de toute façon au mitigeur.

Deuxième réglage, l'isolation des premiers mètres de tuyau à la sortie du ballon. Un manchon en mousse à 3 euros le mètre évite de perdre une partie de la chaleur dans un garage non chauffé. Troisième point, la durée des douches : un mitigeur ouvert à fond consomme entre 12 et 15 litres par minute. Passer de dix à cinq minutes sous la douche fait gagner davantage que tous les gestes réunis dans le reste de la pièce.

Un dernier point sur le cumulus : le contacteur heures creuses. Si votre abonnement comporte une plage nocturne, vérifiez que l'interrupteur du tableau électrique est bien sur « Auto » et non sur « I », ce qui force la chauffe en permanence. Des milliers de logements tournent en position forcée depuis un dépannage oublié. Le kilowattheure en heures creuses coûte environ 20 % de moins ; sur 2 800 kilowattheures, la différence dépasse 100 euros par an sans rien changer à votre confort.

Le cas particulier du sèche-serviettes soufflant

Certains modèles ajoutent une soufflerie de 1 000 watts, censée réchauffer la pièce en quelques minutes avant la douche. Utilisée dix minutes par jour, elle ajoute une trentaine de kilowattheures sur la saison, ce qui reste raisonnable. Le problème apparaît quand la soufflerie sert de chauffage principal de la pièce, faute d'un radiateur correct : on se retrouve alors à chauffer avec l'appareil le plus cher au kilowattheure utile de la maison.

L'éclairage, le poste dont on parle trop

Trois spots halogènes de 50 watts au-dessus du miroir, allumés une heure par jour, cela fait 55 kilowattheures par an, une quinzaine d'euros. Remplacés par des LED de 5 watts, ils tombent à 5 kilowattheures. Le gain existe, il est réel, il représente environ 12 euros par an. Utile, mais sans commune mesure avec le ballon.

Le détecteur de mouvement vendu comme solution d'économie relève de la même illusion. Il évite quelques heures de lumière oubliée dans l'année. Installez-le pour le confort, pas pour la facture.

Et la fuite d'eau, dans tout ça

Un robinet qui goutte perd quatre litres par heure, environ 35 mètres cubes par an. Si c'est de l'eau chaude, il faut aussi payer l'électricité qui l'a chauffée, ce qui ajoute une centaine d'euros à la note d'eau. Une chasse d'eau qui fuit en continu monte beaucoup plus haut, jusqu'à 200 mètres cubes.

La détection est simple : relevez le compteur d'eau le soir en partant vous coucher, sans ouvrir un robinet de la nuit, et regardez-le au réveil. Si les chiffres ont bougé, il y a une fuite quelque part. C'est le seul diagnostic gratuit de cette liste et il prend dix secondes.

Reste une remarque désagréable pour finir. Ces listes de gestes tournent souvent autour de dix à quinze euros par an chacun, pendant qu'une passoire thermique perd mille euros de chauffage par hiver. Débrancher un rasoir ne rattrapera jamais des combles non isolés. Les petits gestes sont utiles quand le gros œuvre est fait, pas à sa place.

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