Avez-vous pensé à ces 5 astuces géniales pour protéger vos combles de la canicule ?
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Sur les cinq astuces qu'on lit partout pour protéger des combles de la canicule, une seule change quelque chose dès cet été : occulter les fenêtres de toit par l'extérieur. L'isolation, elle, travaille surtout pour l'hiver. Les trois autres vont du très utile au franchement décoratif. Voici le classement, de ce qui marche tout de suite à ce qui ne vaut le coup qu'en cas de gros travaux.
1. Occulter par l'extérieur, avant que le soleil entre
Une fenêtre de toit non protégée plein sud est un radiateur. Le verre laisse passer le rayonnement, qui devient chaleur au contact des surfaces intérieures, et cette chaleur ne repart pas par où elle est venue. Tout ce qui l'arrête avant le vitrage gagne : store extérieur, volet roulant, ou une simple toile tendue au-dessus. Le repère : posez la main sur le mur sous la fenêtre à 16 heures. S'il est chaud, vous chauffez votre étage tous les jours d'été.
2. Ventiler la nuit, fermer le jour
Entre Pornichet et Saint-Nazaire, l'air nocturne descend souvent sous 18 degrés en juillet, brise de mer aidant. C'est un avantage que les régions continentales n'ont pas, et beaucoup de maisons du secteur le gaspillent, fenêtres fermées la nuit et ouvertes en journée. Ouvrez en grand vers 22 heures, en créant un courant d'air entre le bas et le haut du logement, et refermez tout vers 8 heures. Une fenêtre de toit ouverte en position sécurité tire l'air chaud par le haut. Trois nuits de suite suffisent à décharger la masse des murs.
3. Laisser respirer la lame d'air sous la couverture
Sous les tuiles, une lame d'air ventilée évacue une partie de la chaleur avant qu'elle n'atteigne l'isolant. C'est le poste le plus souvent bricolé de travers : isolant poussé jusqu'aux tuiles, entrées d'air en bas de pente bouchées, chatières condamnées. Vérifiez qu'il reste 2 centimètres libres au-dessus de l'isolant, du bas de pente au faîtage. Une demi-journée de travail, rien d'autre.
4. Choisir un isolant lourd, mais seulement si vous refaites tout
En hiver, la résistance thermique commande. En été, ce qui compte est le déphasage, c'est-à-dire le temps que met la chaleur à traverser la paroi. Trente centimètres de laine de verre donnent environ quatre heures : la chaleur de 14 heures arrive dans la chambre à 18 heures. La même épaisseur en ouate de cellulose ou en fibre de bois, plus denses, donne dix à douze heures : la chaleur arrive en pleine nuit, quand vous avez ouvert les fenêtres.
C'est le bon choix quand on isole des rampants pour la première fois ou qu'on refait une toiture. Ça ne justifie pas d'arracher une isolation en place et en bon état.
5. Les matériaux réfléchissants, la fausse bonne idée
Les films minces réfléchissants agrafés sous charpente sont vendus comme une solution d'été. Ils renvoient bien le rayonnement, à condition d'avoir une lame d'air ventilée de chaque côté et de rester propres, ce qui ne dure pas dans un comble. Leur résistance thermique mesurée équivaut à 3 ou 5 centimètres de laine. Posés seuls, ils ne remplacent rien. Sur ce point, le calcul des vendeurs ne tient pas.
Les tuiles claires et les peintures réfléchissantes fonctionnent mieux sur le principe, mais elles se paient en hiver, quand on aurait aimé garder ces apports solaires. Sous le climat d'ici, l'arbitrage penche du mauvais côté.
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