Chauffage : Avez-vous pensé à ces moments clés pour économiser sur votre facture ?

Sommaire5 sections
  1. 01Fin septembre : le quart d'heure qui rapporte le plus
  2. 02La nuit : le réglage le plus rentable, et le plus mal fait
  3. 03Les absences : programmer plutôt que se souvenir
  4. 04Février et les redoux : le moment où le chauffage tourne pour rien
  5. 05Mai et juin : la fenêtre pour les travaux

Le titre parle de moments clés, alors prenons-le au mot : sur une facture de chauffage, tout se joue à cinq moments précis de l'année et de la journée. Fin septembre, quand on rallume. Chaque nuit, entre 23 heures et 6 heures. Chaque absence de plus de quatre heures. Les journées de redoux de février où le chauffage tourne pour rien. Et le mois de mai, quand on décide d'arrêter. Le reste du temps, votre installation fait ce qu'elle peut avec les réglages que vous lui avez laissés. Voici ce qu'il faut faire à chacun de ces rendez-vous.

Fin septembre : le quart d'heure qui rapporte le plus

Avant la première flambée ou la première mise en route de la chaudière, trois gestes changent le rendement de toute la saison. Purger les radiateurs jusqu'à ce que l'eau sorte sans bulle, en commençant par le bas du logement. Dépoussiérer les ailettes, où une couche de poussière suffit à freiner la convection. Vérifier la pression du circuit, généralement entre 1 et 1,5 bar sur une installation de maison individuelle.

C'est aussi la période où prendre rendez-vous pour l'entretien annuel de la chaudière, obligatoire pour les appareils gaz et fioul entre 4 et 400 kW. En septembre, les chauffagistes du bassin nazairien répondent encore et proposent des créneaux dans la semaine. À partir de novembre, quand tout le monde tombe en panne en même temps, les délais s'allongent sérieusement et les interventions d'urgence se facturent au prix fort, week-end compris.

La nuit : le réglage le plus rentable, et le plus mal fait

Baisser la température nocturne de 3 à 4 degrés dans les chambres et les pièces de vie fait mécaniquement baisser la consommation, parce que les déperditions d'un logement sont proportionnelles à l'écart avec l'extérieur. Dormir à 16 ou 17 degrés est parfaitement confortable sous une couette correcte, et c'est même meilleur pour le sommeil.

L'erreur fréquente, c'est de couper complètement. Un logement qui descend à 12 degrés met des heures à remonter le matin, et cette relance coûte souvent plus que ce qu'on a économisé la nuit. Sur une pompe à chaleur, c'est encore plus vrai : l'appareil déteste les grands écarts et perd son rendement dès qu'on lui demande de rattraper cinq degrés en une heure.

Les absences : programmer plutôt que se souvenir

Un thermostat programmable ou des têtes thermostatiques connectées coûtent entre 40 et 300 euros selon le niveau d'équipement, et se rentabilisent en une à trois saisons dans un logement occupé par des gens qui travaillent à l'extérieur. Le principe : consigne réduite de 8 heures à 17 heures, remontée une heure avant le retour. Personne ne pense à baisser en partant le matin, un programmateur le fait tous les jours sans faillir.

Pour les week-ends et les vacances, le mode hors gel à 8 degrés suffit dans un logement vide plusieurs jours. Sur la côte, où les résidences secondaires sont nombreuses, ce réglage évite aussi les mauvaises surprises de canalisation en cas de coup de froid, tout en ne chauffant à peu près rien.

Février et les redoux : le moment où le chauffage tourne pour rien

Sur le littoral de Loire-Atlantique, l'hiver alterne des passages doux et humides et des séquences franchement froides. Pendant les redoux, un chauffage réglé une fois pour toutes en novembre continue de tourner alors que la maison monte seule à 18 degrés avec le soleil de l'après-midi. Une chaudière équipée d'une sonde extérieure gère ça toute seule ; sans sonde, il faut y penser.

Le réflexe utile : par temps doux et ensoleillé, ouvrir les rideaux côté sud dans la journée et les fermer dès la tombée du jour. Un double vitrage classique perd beaucoup de chaleur la nuit, et un rideau épais bien posé, qui descend au sol et couvre le tableau de la fenêtre, réduit franchement cette perte.

Mai et juin : la fenêtre pour les travaux

Couper le chauffage d'un coup au premier beau jour d'avril vous vaut trois soirées désagréables. Réduisez plutôt la consigne par paliers d'un degré, semaine après semaine, jusqu'à l'arrêt complet. Et profitez du printemps pour l'autre chantier, celui qui compte vraiment : l'isolation.

Un logement mal isolé annule la moitié des réglages décrits plus haut. Les combles perdus restent le meilleur rapport entre le coût des travaux et l'économie obtenue, loin devant le changement de fenêtres dont le temps de retour dépasse souvent quinze ans. Les dispositifs d'aide existent (MaPrimeRénov', certificats d'économies d'énergie), mais leurs barèmes bougent d'une année sur l'autre : faites vérifier votre éligibilité par un conseiller France Rénov' avant de signer un devis, pas après.

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