Chèque énergie 2024 : Les changements qui pourraient vous faire économiser des centaines d'euros, êtes-vous prêt ?

découvrez les nouveautés du chèque énergie 2024 et les opportunités pour réaliser des économies importantes. êtes-vous prêt à économiser des centaines d'euros ?
Sommaire4 sections
  1. 01Pourquoi l'envoi automatique s'est enrayé
  2. 02Vérifier son cas au lieu d'attendre
  3. 03Où le dépenser pour qu'il serve à quelque chose
  4. 04Et si vous n'y avez pas droit

Le changement de 2024, pour le chèque énergie, tient en une phrase : l'administration a de plus en plus de mal à savoir qui habite où. Le dispositif ne bouge pas beaucoup dans ses montants ni dans ses seuils. Ce qui s'est déréglé, c'est la mécanique d'envoi automatique, et c'est là que se joue la différence entre recevoir 200 euros et ne rien recevoir du tout. Un titre qui promet des centaines d'euros d'économies laisse entendre qu'il existe une astuce. Il n'y en a pas. Il y a une vérification à faire, et elle prend un quart d'heure.

Pourquoi l'envoi automatique s'est enrayé

Le chèque énergie existe depuis 2018. Il a remplacé les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz, qui passaient par les fournisseurs. Le principe de départ était plutôt bien vu : aucun formulaire, aucune file d'attente, aucun dossier à monter. L'administration croisait deux fichiers, celui de l'impôt sur le revenu pour connaître vos ressources, celui de la taxe d'habitation pour savoir quel logement vous occupiez. Le croisement donnait une liste, et la liste donnait des chèques.

La taxe d'habitation sur les résidences principales a été supprimée pour tout le monde à compter de 2023. Le fichier qui servait à relier une personne à un logement a perdu sa raison d'être. Résultat, les foyers qui ont déménagé, ceux qui viennent d'entrer dans les conditions de ressources, les jeunes qui déclarent leurs revenus pour la première fois, les personnes qui ont quitté un logement partagé : tous ces cas passent désormais mal dans la moulinette. Les critères n'ont pas été durcis. C'est l'identification qui a lâché, et la nuance change la marche à suivre.

Les conditions, elles, n'ont pas bougé

Deux chiffres suffisent à savoir où vous vous situez. Le premier est votre revenu fiscal de référence, qui figure sur votre avis d'imposition. Le second est votre nombre d'unités de consommation : la première personne du foyer compte pour 1, la deuxième pour 0,5, chaque personne suivante pour 0,3. Un couple avec deux enfants pèse donc 2,1 unités. Divisez le revenu fiscal par ce chiffre. En dessous d'environ 11 000 euros par unité de consommation, vous êtes dans la cible.

Le montant suit une grille : 48 euros au plancher, 277 euros au plafond, avec des paliers intermédiaires selon le revenu et la taille du ménage. Pour un foyer chauffé à l'électricité dans un logement mal isolé, 277 euros représentent grosso modo un mois et demi de facture d'hiver. Ce n'est pas rien, ce n'est pas non plus le pactole que suggère l'expression « des centaines d'euros ».

Vérifier son cas au lieu d'attendre

Le site officiel du dispositif, chequeenergie.gouv.fr, propose un simulateur qui demande votre numéro fiscal et votre code postal. En deux minutes, vous savez si vous êtes dans la liste de l'année. C'est le premier réflexe, avant toute autre démarche.

Si le simulateur vous dit que vous n'êtes pas identifié alors que vos revenus vous placent sous le seuil, le problème est presque toujours administratif. Trois situations reviennent : vous avez déménagé et le point de livraison d'électricité rattaché à votre nom n'est plus le bon ; vous êtes hébergé chez un tiers ; vous étiez rattaché au foyer fiscal de vos parents l'année précédente. Dans ces cas, une réclamation est possible auprès du service du chèque énergie, avec l'avis d'imposition et une facture d'énergie à votre nom.

Faites-le avant l'automne, pas en février

Le chèque a une date de validité. Celui d'une année donnée reste utilisable jusqu'au 31 mars de l'année suivante. Passé ce délai, il est perdu, et il n'existe pas de rattrapage. Beaucoup de gens le mettent de côté « pour la grosse facture d'hiver », puis oublient. Le bon moment pour l'utiliser, c'est le jour où vous le recevez.

Où le dépenser pour qu'il serve à quelque chose

Trois usages sont ouverts. Le plus simple : le remettre à votre fournisseur d'électricité ou de gaz, soit en ligne en saisissant le numéro du chèque, soit en l'envoyant par courrier. Le montant se déduit de votre prochaine facture. La saisie en ligne est plus sûre, elle évite le chèque égaré en route.

Deuxième usage : payer du fioul, du bois, des granulés ou du GPL. Le fournisseur doit être référencé, ce qui est le cas de la quasi-totalité des distributeurs. Pour un foyer chauffé au bois qui commande son stère au printemps, c'est souvent le meilleur emploi du chèque.

Troisième usage : régler une partie de travaux de rénovation énergétique, à condition que l'entreprise soit certifiée RGE. Sur un chantier d'isolation de combles qui coûte plusieurs milliers d'euros, 200 euros pèsent peu, mais le chèque se cumule avec MaPrimeRénov' et avec les certificats d'économies d'énergie. Autant le verser dans le pot commun.

Et si vous n'y avez pas droit

Sortir du dispositif d'une année sur l'autre arrive, souvent pour quelques dizaines d'euros de revenu fiscal. Il reste alors deux portes. Le Fonds de solidarité pour le logement, géré par le département, aide au paiement des factures d'énergie en cas d'impayé, avec un examen de la situation par un travailleur social du CCAS. Et le réseau France Rénov', joignable au 0 808 800 700, oriente gratuitement vers les aides à la rénovation, sans vendre quoi que ce soit.

Dernier point, un peu ingrat : le chèque énergie compense une facture, il ne la fait pas baisser. Sur la Côte d'Amour, où beaucoup de maisons datent des années 1960 et 1970 et où les murs en parpaing non isolés sont légion, l'écart de consommation entre deux logements de même surface va facilement du simple au double. Le chèque couvre une semaine ou deux de ce surcoût. L'isolation, elle, le supprime.

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