Comment économiser des centaines d'euros sur votre facture de chauffage cet hiver en suivant ces conseils clés ?
Sommaire3 sections
Des centaines d'euros, oui, c'est atteignable, mais pas en faisant tout à la fois. La question utile n'est pas la liste des bonnes pratiques, elle traîne partout : c'est l'ordre dans lequel on les prend quand on dispose de 200 euros, de 2 000 euros ou de 15 000 euros. Rangées par rapport entre la dépense et l'économie annuelle, les mesures de cet article ne se valent pas du tout, et le classement surprend souvent.
Ce qui rapporte tout de suite, sans travaux
Commencez par les températures pièce par pièce. Le code de la construction fixe une consigne moyenne de 19 degrés, l'Ademe recommande 17 dans les chambres et 22 dans la salle de bains au moment de la douche uniquement. Un thermomètre à 8 euros posé dans le séjour révèle souvent qu'on chauffe à 21 sans le savoir : deux degrés, c'est 14 % de la facture de chauffage.
Passez ensuite une main derrière chaque radiateur. S'il est masqué par un canapé, un rideau qui tombe devant, ou un cache décoratif, il perd une part de son rendement, et le thermostat intégré, trompé par la chaleur qui stagne, coupe trop tôt. Dégager 30 centimètres devant chaque appareil ne coûte rien et se sent dès le lendemain.
La purge, enfin. Un radiateur froid en haut et chaud en bas contient de l'air. Cinq minutes par appareil, en octobre, avant la première vraie semaine de froid.
La tranche des 100 à 500 euros
Le thermostat programmable, ou son cousin connecté, tient ses promesses à une condition : que le logement soit occupé de façon irrégulière. Dans une maison vide de 8 h à 18 h, programmer 16 degrés la journée et 19 le soir retire 10 à 15 % de la consommation. Dans un logement occupé toute la journée par un télétravailleur et deux enfants, le même appareil ne change presque rien, parce qu'il n'y a pas de créneau à creuser. Le vendeur ne vous le dira pas.
Les joints de calfeutrement, les bas de porte, un rideau épais devant une porte d'entrée qui donne directement sur le séjour : quelques dizaines d'euros au total, et un effet immédiat sur la sensation de courant d'air, qui est ce qui pousse à monter le thermostat. Un boudin de porte a rarement l'air sérieux dans un article sur l'énergie ; il fonctionne quand même.
Les travaux, et l'ordre qui compte
Sur les déperditions d'une maison ancienne, l'Ademe donne des ordres de grandeur constants : 25 à 30 % par le toit, 20 à 25 % par les murs, autant par le renouvellement d'air, 10 à 15 % par les fenêtres. Ce classement dicte l'ordre des chantiers. Les combles perdus arrivent en tête, parce que c'est le poste le plus déperditif et le moins cher à traiter, entre 20 et 50 euros le mètre carré en laine soufflée. Les murs viennent après, beaucoup plus cher, et les fenêtres en dernier.
Changer les fenêtres en premier est l'erreur classique. Elle est compréhensible : c'est visible, c'est esthétique, le démarcheur téléphonique en parle bien. Mais poser du triple vitrage sur une maison dont les combles ne sont pas isolés revient à mettre un bonnet en gardant les pieds nus.
Faites le calcul avant de croire une promesse : gestes de réglage et calfeutrement réunis, comptez 150 à 300 euros par an sur une facture moyenne, et l'isolation des combles à peu près autant. On atteint bien les centaines d'euros annoncées dans le titre, simplement il faut deux hivers pour y arriver et non deux week-ends.
Résumer cet article avec :
Partager :