Comment le chauffe-eau électrique peut-il révolutionner votre consommation d'énergie ?

Sommaire6 sections
  1. 01Où part l'électricité dans un ballon
  2. 02La température de consigne, le seul réglage gratuit qui compte
  3. 03Heures creuses : vous déplacez la dépense, vous ne la supprimez pas
  4. 04Tartre et anode : l'entretien qui décide de la durée de vie
  5. 05Le thermodynamique, la seule rupture technique réelle
  6. 06Ce qui ne fonctionne pas

Non, un chauffe-eau électrique ne révolutionne pas votre consommation d'énergie. Il en représente une part que la plupart des gens sous-estiment, derrière le chauffage et loin devant l'électroménager, et cette part se pilote avec deux réglages qui ne coûtent rien. Cet article prend le sujet par la facture : combien l'appareil consomme, où part cette énergie, et ce qui la fait vraiment baisser une fois qu'on a écarté les conseils décoratifs.

Où part l'électricité dans un ballon

Trois choses consomment. L'eau réellement utilisée, d'abord, et celle-là dépend de vos douches, pas de l'appareil. Les pertes de la cuve ensuite : un ballon maintient 200 litres à température jour et nuit, y compris quand vous êtes en week-end. Les pertes de distribution enfin, dans les mètres de tuyau entre le ballon et le robinet, qui refroidissent entre deux puisages.

Ce découpage explique pourquoi les gestes efficaces sont toujours les mêmes : réduire le volume tiré, réduire l'écart de température, réduire la longueur de tuyau non isolé. Le reste relève de l'anecdote.

La température de consigne, le seul réglage gratuit qui compte

Beaucoup d'appareils sortent d'usine réglés à 65 degrés, parfois plus. Chaque degré au-dessus du nécessaire est de l'énergie stockée pour rien, et du tartre déposé plus vite sur la résistance. La zone raisonnable se situe autour de 55 à 60 degrés dans la cuve. Descendre plus bas serait une mauvaise idée, et pas pour des raisons de confort.

Heures creuses : vous déplacez la dépense, vous ne la supprimez pas

Le contacteur jour/nuit déclenche la chauffe pendant la plage nocturne, généralement huit heures. L'appareil consomme exactement la même quantité d'électricité, mais au tarif bas. L'économie est donc réelle sur la facture et nulle sur le compteur d'énergie. Elle disparaît d'ailleurs si votre contrat n'a pas d'option heures creuses, ou si le ballon est trop petit pour tenir la journée et se remet en chauffe à 19 heures, au moment où le kilowattheure coûte le plus cher.

Tartre et anode : l'entretien qui décide de la durée de vie

Une résistance couverte de calcaire chauffe moins bien et consomme davantage pour le même résultat. Dans les secteurs où l'eau est dure, un détartrage tous les deux à trois ans se justifie. À la même occasion, on contrôle l'anode magnésium, cette tige sacrificielle qui se corrode à la place de la cuve. Quand elle est mangée, c'est la cuve qui commence à percer, et là il n'y a plus de réparation possible.

Le thermodynamique, la seule rupture technique réelle

Un chauffe-eau thermodynamique récupère les calories de l'air pour chauffer l'eau, et fournit plusieurs kilowattheures de chaleur pour un kilowattheure d'électricité consommé. Là, l'écart est franc, pas marginal. Il vient avec des conditions que les brochures évoquent peu : l'appareil est haut, bruyant comme un réfrigérateur puissant, et il refroidit la pièce où il puise l'air. Un garage ou un cellier ventilé de vingt mètres cubes lui convient. Un placard dans un couloir chauffé, non.

Ce qui ne fonctionne pas

Couper le ballon quand vous partez trois jours ne fait rien gagner : il faudra rattraper toute la remise en température au retour. Sur une absence d'une semaine ou plus, en revanche, la coupure devient intéressante, avec une remise en chauffe la veille du retour. Quant à surdimensionner la cuve par confort, c'est payer des pertes toute l'année pour un pic qui arrive deux fois par mois.

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