Comment récupérer de l'eau sur votre balcon grâce à cette incroyable innovation ?

découvrez comment récupérer de l'eau sur votre balcon grâce à une incroyable innovation qui vous permettra de réaliser des économies et de préserver l'environnement.
Sommaire3 sections
  1. 01La surface de captage, c'est le vrai plafond
  2. 02Le calcul de rentabilité, sans arrondi favorable
  3. 03Ce qui marche vraiment sur 4 m²

Avant de commander un kit, faites le calcul de coin de table : un balcon de 4 m² à Pornichet reçoit environ 3 000 litres de pluie par an, et vous n'en récupérerez jamais la moitié. Au prix de l'eau en Loire-Atlantique, cela fait une économie de l'ordre de cinq euros par an. Aucun système de récupération sur balcon ne se rembourse. Ce qui suit part de là : ce qu'on gagne vraiment, et à quel prix.

La surface de captage, c'est le vrai plafond

Sur une maison, on capte la toiture. Sur un balcon, on capte le balcon, et rien d'autre : 80 m² d'un côté, 4 m² de l'autre. Tous les dispositifs vendus pour les balcons se heurtent à cette limite.

Deux configurations tiennent la route. Si votre balcon possède une descente d'eau pluviale accessible, un collecteur à insérer sur la descente coûte entre 25 et 60 euros et fonctionne très bien. Sinon, il reste les bacs posés au sol, qui ne captent que ce qui leur tombe dessus. Un bac de 40 cm de côté, cela fait 0,16 m², soit une centaine de litres par an : c'est symbolique.

Le calcul de rentabilité, sans arrondi favorable

Le mètre cube d'eau facturé tourne autour de 4 euros sur la Côte d'Amour, assainissement compris. Récupérer 1 500 litres par an, ce qui serait déjà un bon rendement sur un balcon bien exposé, économise 6 euros. Un récupérateur mural de 100 litres avec collecteur revient à 120 euros minimum. Le retour sur investissement se compte en décennies, autant dire qu'il n'existe pas.

La raison d'installer un récupérateur est ailleurs, et elle est valable : pendant les arrêtés sécheresse, comme ceux pris en Loire-Atlantique à l'été 2022, l'arrosage avec l'eau du réseau est restreint. L'eau de pluie stockée ne l'est pas. Vos tomates et vos hortensias passent l'été.

Ce qui marche vraiment sur 4 m²

Le collecteur sur descente reste la meilleure option quand elle est possible. Vient ensuite le réservoir plat mural, 15 cm d'épaisseur, qui se glisse contre la cloison sans manger la place. Les jardinières à réserve d'eau intégrée ne captent rien de plus, mais elles évitent le gaspillage à l'arrosage, pour un budget très inférieur. Quant au toit végétalisé, souvent cité, il absorbe l'eau au lieu de la stocker et ajoute 80 à 150 kg de substrat saturé par mètre carré : ce n'est pas le même sujet.

Reste la copropriété, où s'arrêtent la plupart des projets. Le règlement interdit souvent de fixer quoi que ce soit sur le garde-corps. Un récupérateur posé au sol, invisible depuis la rue, passe sans difficulté. Un dispositif accroché à la rambarde, non.

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