Journée Auto à Pornichet : Six étudiants de l'IUT de Saint-Nazaire prennent le volant lors de la seconde édition de l'Atlantic Car's Day
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Derrière une centaine de voitures anciennes alignées sur la pelouse de l'hippodrome, il y a six étudiants de deuxième année de l'IUT de Saint-Nazaire et un dossier noté. L'Atlantic Car's Day, dont la seconde édition était annoncée début mars 2025, est un projet tutoré de techniques de commercialisation, ce que le communiqué ne dit pas et qui explique pourtant tout : le choix du lieu, le montage financier, et la raison pour laquelle la deuxième année est plus difficile que la première.
Un projet tutoré, pas une association de passionnés
En BUT techniques de commercialisation, les étudiants doivent porter un projet réel sur plusieurs mois, en équipe, avec un enseignant référent et une soutenance à la clé. Beaucoup choisissent un événement, parce que c'est concret et que ça se raconte bien en entretien. Peu vont jusqu'au bout d'un rassemblement de cette taille.
Ce que ces six-là ont dû produire ressemble davantage à de la gestion de projet qu'à de la passion automobile : un budget prévisionnel, une recherche de partenaires, une déclaration de manifestation en préfecture, une attestation d'assurance responsabilité civile organisateur, un plan de circulation, un dispositif de sécurité, et un calendrier de communication. L'association Auto Passion Collection 44 porte la structure juridique, ce qui permet d'encaisser, de contracter et d'être couvert. Un groupe d'étudiants seuls ne pourrait pas le faire.
Pourquoi l'hippodrome et pas le front de mer
Le choix de l'hippodrome de la Côte d'Amour n'a rien de romantique. C'est le seul site de la commune qui réunit trois choses au même endroit : une grande surface plane où stationner des dizaines de véhicules sans bloquer la circulation, un parking visiteurs séparé, et des équipements déjà en place pour accueillir du public, sanitaires et point de restauration compris.
Un rassemblement de collection sur le front de mer, en pleine saison, serait un cauchemar de plan de circulation. À l'hippodrome, la contrainte se limite à l'accès et à la sortie des véhicules. Le sol en herbe pose une seule question sérieuse, celle de la pluie : quelques millimètres la veille et des voitures de collection à pneus étroits qui s'enfoncent, c'est un problème que les organisateurs découvrent en général une fois.
La deuxième édition est la plus dure
La première fois, tout le monde donne un coup de main. Les exposants viennent voir, les partenaires acceptent de tester, la presse locale couvre parce que c'est nouveau. La deuxième fois, il faut convaincre avec un bilan, et le bilan d'une première édition n'est jamais aussi bon qu'espéré.
S'ajoute une difficulté propre au format tutoré : l'équipe change. Les étudiants de la première édition sont passés en troisième année ou partis en alternance, et ceux qui reprennent héritent d'un fichier de contacts, de quelques photos et d'à peu près aucune mémoire des détails qui coincent. Reconduire un événement dans ces conditions demande plus de travail que de le créer, ce qui ne se voit nulle part sur l'affiche.
Pour le visiteur, ce qui vaut le déplacement
Un rassemblement de collection n'est pas un musée. Les voitures appartiennent à des particuliers qui se tiennent à côté et qui, contrairement à ce qu'on imagine, ont envie qu'on leur parle. Une R8 Gordini, une 2CV de fourgonnette, une Alpine A310 ou une anglaise des années 60 arrivent chacune avec une histoire de restauration, de pièces introuvables et de garage occupé pendant six ans.
Ce type d'événement se visite le matin, avant que la pelouse se remplisse et pendant que les propriétaires astiquent encore. C'est le moment où l'on discute vraiment. En milieu d'après-midi, il y a du monde partout et les conversations tournent court.
Ce que ça vaut pour les étudiants
Sur un CV de jeune diplômé en commerce, une ligne « organisation d'un rassemblement automobile, une centaine d'exposants » raconte plus qu'un stage de trois mois passé à faire du reporting. Les recruteurs le savent, et c'est en partie pour ça que ces projets existent sous cette forme.
L'ambition affichée de faire grandir l'événement d'année en année est le passage obligé de tout communiqué de ce genre. Elle ne dépend pas des six étudiants concernés, qui auront quitté l'IUT, mais de la capacité de l'association et de la promotion suivante à reprendre le dossier. Le détail du rendez-vous et les modalités d'inscription des exposants figurent sur la page consacrée à l'Atlantic Car's Day à Pornichet.
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