Le thermostat connecté obligatoire dès 2027

Les Français seront obligés d’équiper leur logement d’un thermostat programmable avant 2027 : Alors, quel est le coût réel de ce petit boîtier futé et comment peut-il alléger nos factures ?
Sommaire4 sections
  1. 01Qui est concerné, et qui ne l'est pas
  2. 02Les 15 % d'économie, d'où sortent-ils
  3. 03Ce sur quoi je serais prudent
  4. 04Choisir sans se tromper

La question qui décide de tout, avec un thermostat programmable, tient en une division : combien il coûte, divisé par ce qu'il fait gagner chaque année. Le reste du débat sur l'obligation de 2027 est du bruit. Un décret publié à l'été 2023 impose à tous les logements chauffés d'être équipés d'un système de régulation automatique de la chaleur au 1er janvier 2027, et l'annonce a surtout servi à vendre des boîtiers. Alors faisons le calcul, avec les prix pratiqués fin 2023.

Qui est concerné, et qui ne l'est pas

Le texte vise les logements dotés d'un système de chauffage ou de climatisation, en individuel comme en collectif. Le texte exige une régulation automatique, pas forcément un boîtier connecté. Un thermostat d'ambiance programmable filaire, sans application ni compte en ligne, coche la case. La nuance change le budget du simple au double, et elle a été très peu dite au moment de l'annonce.

Les logements chauffés au bois bûche, au poêle, ou dépourvus d'émetteur pilotable sortent du champ. Pour un appartement chauffé collectivement, la décision remonte au syndic et le calendrier ne dépend pas de vous. Si vous êtes locataire, la charge revient au propriétaire.

Les 15 % d'économie, d'où sortent-ils

Le chiffre vient des évaluations de l'Ademe sur la programmation horaire et l'abaissement nocturne. Il recouvre des situations très différentes. Dans une maison mal isolée, occupée toute la journée, à 19 degrés constants, le gain réel se situe plutôt vers 5 à 8 %, parce qu'il n'y a pas grand-chose à couper. Dans un pavillon vide de 8 h à 18 h, avec un abaissement à 17 degrés en journée et à 16 la nuit, on dépasse les 15 % sans difficulté.

Le paramètre qui compte, c'est le nombre d'heures par semaine où le logement reste vide. Comptez-les avant d'acheter. En dessous d'une trentaine d'heures, l'appareil aura du mal à se rembourser.

Ce sur quoi je serais prudent

Une aide à 80 % annoncée sans arrêté publié, c'est une intention. Les devis signés dans les semaines qui ont suivi l'annonce, sur la promesse d'une prise en charge à venir, ont fait courir un risque à ceux qui les ont signés. La règle est simple et vaut pour toutes les aides à la rénovation : on attend le texte, on vérifie que l'installateur est bien référencé, et on ne paie rien avant d'avoir le montant écrit noir sur blanc.

Le démarchage téléphonique s'est intensifié dès la publication du décret, avec l'argument de l'obligation légale. Aucune obligation ne s'imposait au particulier avant 2027, et personne ne passe contrôler les logements un par un. Un vendeur qui parle d'amende ment.

Choisir sans se tromper

Regardez d'abord la compatibilité avec votre chaudière ou votre pompe à chaleur : un thermostat filaire remplace celui qui existe, un modèle sans fil demande une passerelle. Vérifiez la protection contre le gel et le mode absence, les deux fonctions qu'on utilise vraiment. Les scénarios de géolocalisation, l'assistant vocal et le suivi de consommation au quart d'heure font joli dans une application et ne changent presque rien à la facture.

Sur du chauffage électrique avec fil pilote, le calcul est encore différent : le pilotage passe par des modules posés derrière chaque radiateur, et plusieurs opérateurs les installaient gratuitement en contrepartie d'un pilotage à distance en période de pointe. C'est un autre marché, avec sa propre contrepartie, à examiner pour lui-même.

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