Les allocations RSA, AAH et AEEH en augmentation d'ici 2024
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Le chiffre à retenir tient en deux caractères : 4,6. C'est le pourcentage de revalorisation appliqué aux prestations sociales au 1er avril 2024, RSA, AAH et AEEH comprises. Montants, dates de virement, suffisance : tout découle de ce seul coefficient.
Pourquoi le calcul tombe en avril
Les minima sociaux et les prestations familiales sont réévalués chaque année au 1er avril, sur l'inflation constatée sur les douze mois précédents. Le coefficient sort d'une formule inscrite dans le code de la sécurité sociale, et le gouvernement se contente d'en publier le résultat. En 2024, ce résultat était 4,6 %.
Multipliez n'importe quel montant d'avant avril par 1,046 et vous tombez sur le nouveau. Vrai pour le RSA, l'AAH, l'AEEH, la prime d'activité. Les écarts de quelques centimes qu'on lit ailleurs viennent des arrondis officiels.
Ce que ça donne allocation par allocation
Pour le RSA, une personne seule sans ressources passe de 607,75 à 635,71 euros. Un couple sans enfant, dont le forfait vaut 1,5 fois celui d'une personne seule, dépasse les 950 euros. Ces chiffres sont des maximums : ce qui arrive sur le compte dépend des autres revenus du foyer et du forfait logement, déduit dès qu'on touche une aide au logement.
L'AAH est le cas le plus commenté, parce qu'elle a franchi un seuil rond. À taux plein, elle dépasse 1 000 euros par mois depuis avril 2024. Le symbole a beaucoup circulé, mais peu d'allocataires la touchent à taux plein.
L'AEEH suit la même mécanique avec des sommes plus modestes : l'allocation de base passe d'environ 142,70 à 149,25 euros par mois. Ses six compléments, calculés en pourcentage de la base mensuelle des allocations familiales, augmentent aussi : pour une famille en catégorie 4 ou 5, l'effet cumulé se compte en dizaines d'euros.
Quand l'argent arrive vraiment
La CAF verse à terme échu, autour du 5 du mois suivant. Les droits d'avril 2024 revalorisés sont donc tombés début mai. Chaque année la même déception : on annonce une hausse « au 1er avril », les allocataires regardent leur compte le 5 avril et n'y trouvent que l'ancien montant.
Un rattrapage, pas un gain
Autant être direct : 4,6 %, c'est le remboursement de l'inflation passée. Pour un ménage au RSA, l'alimentaire et l'énergie pèsent bien plus lourd dans le budget que dans la moyenne nationale sur laquelle l'indice des prix est bâti. Une personne seule qui touche 28 euros de plus par mois et dont le poste courses a pris 8 % dans l'année n'a rien gagné.
Ça ne rend pas la revalorisation inutile : sans elle, la perte se cumulerait d'une année sur l'autre. Mais présenter le passage de l'AAH au-dessus de 1 000 euros comme une bonne nouvelle revient à confondre un mécanisme automatique avec une décision politique.
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