Peut-on vraiment économiser sur ses factures de chauffage en se préparant dès le printemps ? Découvrez tout sur les pellets !
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Oui, on économise en s'y prenant au printemps, et la marge est connue : de 10 à 20 % sur le prix de la tonne, plus la possibilité de choisir son installateur au lieu de prendre celui qui reste. Rien de mystérieux là-dedans : c'est un calendrier. Le voici mois par mois, parce que chaque étape a sa fenêtre et que celle de septembre est déjà passée.
Mars à mai : le moment des devis
Un poêle à granulés se commande hors saison. En mars, un installateur du bassin nazairien propose une pose sous quatre à six semaines ; en septembre, il annonce novembre et ne rappelle pas. Le tubage du conduit, souvent 1 000 à 1 500 euros du chantier, se négocie mieux à cette période.
C'est aussi la fenêtre administrative. Un dossier MaPrimeRénov' déposé en avril laisse le temps de recevoir l'accord avant l'achat, condition sans laquelle la prime saute. Un dossier déposé en octobre pour un chauffage attendu à Noël se termine mal une fois sur deux.
Juin et juillet : acheter le combustible
Le prix du granulé suit la demande, avec un creux net en début d'été et une remontée dès la deuxième quinzaine de septembre. Sur une consommation courante de deux tonnes pour un poêle, l'écart entre un achat de juin et un achat de novembre représente 60 à 150 euros selon les années. Modeste, mais c'est de l'argent qui se ramasse en passant un coup de fil au bon moment.
Deux points à vérifier sur le bon de commande, quel que soit le mois. La certification, ENplus A1 ou DINplus, qui plafonne le taux d'humidité à 10 % et un taux de cendres faible. Et l'origine : un granulé français ou du Grand Ouest voyage moins et se trouve plus facilement en cas de tension, comme l'a rappelé l'automne 2022.
Août et septembre : l'entretien, qui n'est pas facultatif
Le ramonage du conduit est obligatoire, à raison de deux fois par an pour un appareil à combustible solide, dont une pendant la saison de chauffe. Le règlement sanitaire départemental le précise, et l'assureur réclame le certificat après un sinistre : sans lui, l'indemnisation se discute. Comptez 60 à 90 euros la visite.
À cela s'ajoute l'entretien annuel du poêle lui-même, entre 150 et 200 euros : nettoyage du creuset, de l'échangeur, du ventilateur d'extraction, contrôle des joints. Un poêle non entretenu perd du rendement, encrasse sa vitre en trois jours et finit par se mettre en sécurité un dimanche de décembre.
Ce que le printemps ne change pas
Anticiper fait gagner quelques dizaines d'euros et beaucoup de tranquillité. Le gros de l'économie, lui, se joue ailleurs : dans l'énergie que vous quittez, dans l'isolation des combles, dans le dimensionnement du poêle. Un appareil de 10 kW dans un salon de 30 mètres carrés bien isolé chauffera trop, tournera au ralenti et s'encrassera, quel que soit le mois où vous l'avez acheté.
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