Pornichet : la perle côtière à proximité de La Baule qui attire tous les regards

Sommaire6 sections
  1. 01La même baie, deux modèles différents
  2. 02Quatre plages, quatre usages
  3. 03Le port, l'équipement qui change tout
  4. 04L'hippodrome, la particularité locale
  5. 05Les villas, ce qu'il en reste vraiment
  6. 06Manger sur place sans se ruiner

Pornichet et La Baule partagent la même plage. Neuf kilomètres de sable en arc de cercle, une seule baie, et une frontière communale qui passe au beau milieu, quelque part entre le boulevard des Océanides et la rue de la Villès Babin. Un baigneur ne la voit pas. Un acheteur, lui, la voit très bien : le mètre carré, la densité de commerces, le prix d'une terrasse et l'ambiance de février changent de part et d'autre de ce trait invisible. Cet article prend le sujet par là, par la comparaison, plutôt que par la carte postale.

La même baie, deux modèles différents

La Baule a construit sa réputation sur le front de mer, ses immeubles des années 1960 et une clientèle qui vient de loin. Pornichet, à l'est, a gardé une structure de bourg : un centre-ville avec sa boulangerie, son marché couvert, sa pharmacie et ses écoles à quelques centaines de mètres du sable. Ce n'est pas une nuance de communication, c'est une différence de fonctionnement. À Pornichet, une partie de la population vit là toute l'année et fait ses courses à pied.

La conséquence se lit en hiver. Un dimanche de janvier, le boulevard des Océanides reste fréquenté, les cafés du centre servent, le marché tourne. Sur certains secteurs de la côte, la même journée ressemble à un décor vidé. C'est l'argument le plus solide de Pornichet, et il ne figure dans aucune brochure.

Quatre plages, quatre usages

Bonne-Source, à l'est, descend en pente très douce et se découvre loin à marée basse. Avec des enfants de trois ou quatre ans, c'est la plus sûre du secteur : on marche vingt mètres et on a encore de l'eau aux genoux. L'inconvénient est le même que l'avantage, la mer part loin, et il faut parfois cinq minutes de marche pour se baigner.

Sainte-Marguerite, plus à l'ouest, est bordée de villas et de pins ; c'est la plus calme des quatre, avec un accès par escaliers depuis le boulevard. La grande plage centrale concentre les clubs de plage, les postes de secours et le monde en août. Enfin, du côté de la pointe du Bé, on quitte le sable pour les rochers : pêche à pied, bassins découverts, et un sentier côtier qui file vers Saint-Nazaire.

Le port, l'équipement qui change tout

Pornichet dispose d'un port de plaisance d'environ mille cent anneaux, l'un des plus importants de la façade atlantique sud-Bretagne. Ce n'est pas un détail décoratif. Un port de cette taille fait vivre des chantiers, des shipchandlers, des voiliers-écoles, une capitainerie et une trentaine de commerces qui ne dépendent pas du seul mois d'août. Il donne à la ville un tissu économique que les stations purement balnéaires n'ont pas.

Le môle et ses abords ont fait l'objet de travaux importants ces dernières années, avec une reprise des ouvrages et des espaces publics du secteur. Pour le promeneur, le résultat le plus visible reste la continuité du cheminement entre le port et la plage, que l'on peut désormais parcourir sans revenir sur ses pas.

L'hippodrome, la particularité locale

L'hippodrome de Pornichet La Baule, à cheval sur les deux communes, tient des réunions nocturnes en été, qui font partie des rendez-vous les plus courus de la saison. Le reste de l'année, l'activité continue à un rythme plus discret, avec des réunions en journée qui remplissent les tribunes sans faire la une. Nous en donnions le détail dans notre reportage sur une journée de douze courses à l'hippodrome de Pornichet. L'entrée reste à un tarif symbolique, et c'est probablement la sortie la moins chère du littoral.

Les villas, ce qu'il en reste vraiment

Pornichet a été l'une des premières stations balnéaires de la côte, lancée dans les années 1860 par des imprimeurs nantais qui y firent bâtir leurs maisons de bord de mer. Il subsiste de cette période un ensemble de villas de la fin du 19e siècle et du début du 20e, surtout dans le quartier de Sainte-Marguerite et le long des boulevards.

Disons-le franchement : le patrimoine bâti a beaucoup souffert. Des dizaines de villas ont été remplacées par des immeubles entre 1960 et 1980, et les survivantes se repèrent une par une plutôt qu'en enfilade. La promenade vaut le détour, mais celui qui vient chercher un front de mer Belle Époque intact sera déçu.

Manger sur place sans se ruiner

Deux zones se partagent la restauration : le front de mer, où l'on paie la vue, et le quartier du port, où l'on paie l'assiette. La différence de prix pour un plateau de fruits de mer comparable atteint facilement dix euros. Le marché couvert, ouvert plusieurs matins par semaine, reste la meilleure porte d'entrée pour les produits locaux, huîtres du Croisic et de la baie de Bourgneuf en tête.

Un dernier mot sur l'étiquette de perle méconnue : elle est fausse. Pornichet reçoit des dizaines de milliers de visiteurs chaque été et sa population est multipliée par plusieurs fois en août. Ce qui est vrai, c'est qu'elle vit encore hors saison, ce qui n'est pas donné à toutes ses voisines. Pour préparer une visite, les offices de tourisme publient les informations pratiques sur Labaule-Pornichet, et le sujet du littoral a été traité sous l'angle du kilomètre de plage par Ulysse.

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