Pornichet : les passionnés du cheval se rassemblent à l'Equi'festival
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L'Equi'Festival s'est tenu à l'hippodrome de Pornichet du 18 au 20 avril 2025, et il était terminé au moment où ces lignes ont été publiées. Son programme ressemblait à celui de n'importe quel salon équin français. Ce qui mérite qu'on s'y arrête, c'est le lieu. Faire venir la filière cheval sur un hippodrome en avril, quand les tribunes sont vides et la piste au repos, est un choix qui dit quelque chose sur l'économie du site comme sur celle du secteur.
Un hippodrome vit quelques dizaines de jours par an. Le reste du temps, les installations existent, elles sont entretenues, et elles ne servent à rien. Celui de Pornichet, avec sa piste en sable, ses boxes et ses tribunes couvertes, dispose de ce qu'un salon équestre met d'ordinaire trois jours à monter sous chapiteau : de l'abri, du parking, de l'eau, et surtout un rond où faire évoluer des chevaux en sécurité devant du public.
Ce que l'hippodrome apporte, et ce qu'il impose
L'avantage est évident : pas de chapiteau à louer, un sol drainé qui tient même après une semaine de pluie, des accès pensés pour des vans. Un salon équin classique en salle des sports doit protéger les revêtements, gérer le crottin sur un parquet et limiter le nombre d'animaux présents. Ici, la question ne se pose pas.
La contrainte est ailleurs. Un hippodrome est conçu pour regarder des chevaux de loin, depuis une tribune, pas pour circuler entre des stands. Les organisateurs doivent donc découper l'espace, ce qui donne souvent un salon un peu étiré, avec des zones fréquentées et d'autres désertes. C'est le défaut récurrent de ce type d'implantation, et l'édition d'avril n'y a pas échappé selon les échos des exposants.
Avril, une date choisie pour de bonnes raisons
Le printemps est le moment où les cavaliers achètent. Selle, tapis, protections, licol, transport : la saison de concours démarre, les besoins matériels sont réels et immédiats. Un salon en novembre vend des idées, un salon en avril vend des selles.
La date correspond aussi aux vacances scolaires de printemps, ce qui compte dans une commune balnéaire où l'activité redémarre vraiment à Pâques. Les hôtels et restaurants du front de mer prennent tout ce qui se présente avant juin.
Une première édition ? Pas exactement
La communication autour de l'événement a parlé de première édition. C'est à nuancer : l'hippodrome de Pornichet avait déjà réuni les acteurs de la filière équine pendant trois jours, comme l'avait rapporté Sortir en Bretagne parmi les agendas régionaux, et comme le rappelle le Site officiel de la ville. Le rendez-vous d'avril 2025 relève plutôt d'un changement de format et de nom que d'une création.
Cette distinction n'est pas de la pinaillerie. Un salon qui annonce sa première édition attire des exposants sur une promesse ; un salon qui assume sa deuxième ou troisième les attire sur des chiffres de fréquentation. Les seconds sont plus faciles à fidéliser.
Ce que la filière cherche dans ces rassemblements
Derrière les démonstrations, les professionnels viennent traiter des sujets moins photogéniques : le coût de la pension, la difficulté à recruter des palefreniers, le prix du fourrage, la réglementation du transport d'équidés. Ouest-France avait suivi ces échanges lors du rassemblement précédent, dans Ouest France, et le constat n'a pas beaucoup changé depuis.
Le secteur équin de Loire-Atlantique tient sur un maillage de petites structures, centres équestres et écuries de propriétaires, qui vivent de quelques dizaines de licenciés chacune. Pour elles, un salon à vingt minutes de route est le seul salon accessible de l'année. Le reste se passe à Angers, à Rennes ou en région parisienne, avec des frais de déplacement qui changent le calcul.
Les fiches de l'événement restent consultables sur OandB et sur le site Equi'Festival Pornichet, dont les pages de programme méritent d'être recoupées avec l'agenda municipal avant tout déplacement.
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