Quel est le secret de la journée mémorable des saisonniers de Pornichet ? Découvrez leurs rencontres inoubliables !

Sommaire5 sections
  1. 01Deux mois, un contrat, et une ville qu'on ne connaît pas
  2. 02Le logement, le sujet numéro un
  3. 03Ce que les saisonniers se disent entre eux
  4. 04Les droits, la partie que tout le monde survole
  5. 05Une station qui a besoin d'eux, et qui commence à le dire

Il n'y a pas de secret. La journée dont il est question, début juillet 2024, est une journée d'accueil des saisonniers de Pornichet : on réunit des gens qui viennent de signer un contrat de deux mois, on leur explique où ils travaillent, on leur donne des contacts, et on les fait se parler. Si elle reste en mémoire, ce n'est pas grâce à l'atmosphère balnéaire. C'est parce qu'un saisonnier qui arrive seul dans une station de bord de mer en juillet est, la plupart du temps, très seul.

Des saisonniers réunis autour d'une table lors d'une matinée d'accueil à Pornichet

Deux mois, un contrat, et une ville qu'on ne connaît pas

Un saisonnier de Pornichet travaille en salle, en cuisine, en caisse, sur un poste de plage, en camping ou dans un hôtel du front de mer. Il arrive fin juin, il repart fin août ou début septembre. Entre les deux, il fait des services coupés et il vit dans une commune dont il ne connaît ni les horaires de bus, ni le médecin de garde, ni l'endroit où l'on mange à 23 h une fois le service terminé.

Le logement, le sujet numéro un

Se loger à Pornichet en juillet quand on gagne un salaire de saisonnier relève du casse-tête. Le parc locatif de la commune bascule sur la location touristique à la semaine dès la fin juin, et les tarifs de saison n'ont aucun rapport avec ce qu'un contrat de deux mois autorise. Certains employeurs logent leurs équipes, beaucoup non. Résultat, une partie des saisonniers habite plus loin, du côté de Saint-Nazaire, et fait la route deux fois par jour.

Ce que les saisonniers se disent entre eux

La partie la plus utile d'une matinée comme celle-là ne figure sur aucun programme. Elle tient dans les conversations : qui a une chambre libre, quel patron paie les heures supplémentaires, comment on rentre à 1 h du matin quand le dernier bus est passé depuis longtemps. Ces informations circulent de bouche à oreille, et un saisonnier qui n'a rencontré personne pendant sa première semaine passe à côté.

Les droits, la partie que tout le monde survole

Un contrat saisonnier reste un CDD : indemnité de congés payés, heures supplémentaires encadrées, temps de repos entre deux services. Dans la restauration, la convention collective des hôtels, cafés et restaurants fixe des règles précises sur les coupures. Beaucoup de saisonniers les découvrent au moment du solde de tout compte, quand il est trop tard pour discuter.

Une station qui a besoin d'eux, et qui commence à le dire

Pornichet ne tourne pas l'été sans ces quelques centaines de bras. Les commerces du front de mer, les plages, les campings, l'hippodrome pendant le meeting d'été : tout repose sur des contrats courts. Organiser une journée d'accueil, c'est reconnaître que le recrutement ne s'arrête pas à la signature, et qu'un saisonnier qui se sent considéré revient l'année suivante. Sur la Côte d'Amour, où les employeurs se disputent les mêmes profils chaque printemps, ça pèse plus qu'un discours.

Source: www.ouest-france.fr

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