Pornichet : Les travaux arrêtent pour les vacances !
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Pendant les vacances de Noël 2024, les chantiers de Pornichet se sont arrêtés. Pas tous, pas partout, et pas pour les raisons qu'on imagine. La trêve de fin d'année répond à une logique d'organisation, qui vise le stationnement, la circulation des cars scolaires et les commerces du centre en pleine période de chiffre d'affaires. Reste à savoir ce que ça change concrètement quand on habite rue de la Gare, avenue du Général de Gaulle ou du côté de Sainte-Marguerite. Voici l'état des lieux à la fin décembre 2024, et ce qui était annoncé pour la reprise.
Une trêve qui sert d'abord au commerce et aux cars
La logique est comptable avant d'être sociale. Deux semaines sans emprise de chantier, c'est du stationnement rendu au centre-ville au moment où les commerçants font une part importante de leur année. C'est aussi la seule fenêtre où l'on peut toucher aux arrêts de bus et aux abords des écoles sans perturber les rotations quotidiennes. Les entreprises de travaux publics, de leur côté, ferment souvent entre Noël et le 2 janvier, avec des équipes en congés et des livraisons de matériaux à l'arrêt. Additionnez les trois et la trêve s'impose d'elle-même.
Le revers, c'est qu'un chantier arrêté reste un chantier. Les barrières, les plaques de tôle, les tranchées provisoirement recouvertes ne disparaissent pas. Un trottoir neutralisé pendant quinze jours sans personne pour travailler dessus agace davantage qu'un chantier actif, et c'est le motif d'appel numéro un en mairie à cette période.
Le front de mer, le gros morceau
Le réaménagement du front de mer occupe Pornichet depuis plusieurs années : reprise des trottoirs, élargissement des cheminements piétons, revue du stationnement le long du remblai, plantations. La commune avait annoncé une fête pour marquer la fin de ces travaux le 27 juin 2025, date choisie pour tomber juste avant la saison. Une inauguration calée en juin plutôt qu'en septembre en dit long sur l'objectif : livrer avant les vacances, pas après.
Ce qui devait reprendre en janvier
Au programme de la reprise figuraient la création de trottoirs et de pistes cyclables sur plusieurs axes. Sur ce type d'opération, l'ordre des tâches est toujours le même : réseaux enterrés d'abord, bordures ensuite, enrobé en dernier, et c'est la phase des réseaux qui immobilise une rue le plus longtemps pour le résultat le moins visible. Un riverain qui voit une tranchée ouverte pendant trois semaines sans changement apparent assiste en réalité à la partie la plus lourde du chantier.
Pour le vélo, l'enjeu à Pornichet est simple à formuler : relier le front de mer, la gare et les quartiers résidentiels du nord sans obliger un enfant à rouler dans le flux des voitures. Tant que la continuité n'est pas assurée d'un bout à l'autre, une piste isolée de 400 mètres ne change rien aux habitudes. C'est la limite de beaucoup d'aménagements cyclables littoraux, et elle vaut ici comme ailleurs.
Le sentier côtier et la passerelle du vieux môle
Deux autres opérations restaient au programme après la trêve : la reprise du sentier côtier et la rénovation de la passerelle du vieux môle. Le sentier, qui longe la côte vers Sainte-Marguerite et Saint-Nazaire, souffre d'un ennemi permanent, l'érosion. Chaque hiver de tempêtes ronge le pied de falaise et oblige à reprendre des portions, parfois à dévier le tracé vers l'intérieur. L'opération relève de l'entretien permanent, pas du chantier qu'on livre une fois pour toutes.
La passerelle du vieux môle relève d'une autre catégorie : un ouvrage exposé au sel, à l'humidité permanente et aux embruns, où la question est celle de la corrosion et de la sécurité des usagers. Ces travaux se font vite quand la structure est saine, longuement quand elle ne l'est pas.
Un dernier point qui revient dans toutes les réunions de quartier : la trêve de Noël donne l'impression que la ville ralentit, alors que c'est souvent à ce moment que les études et les commandes avancent. Le chantier visible ne représente qu'une part du travail. Pour un riverain, la bonne question à poser en mairie n'est pas « quand est-ce que ça reprend », mais « combien de semaines ma rue reste-t-elle en travaux, et à quelle phase ». La réponse, elle, est écrite dans le planning de l'entreprise, et la commune peut la transmettre.
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