Que se passe-t-il vraiment à Pornichet pour célébrer l'arrivée du printemps ? Découvrez la surprenante fête des commerçants du Dauphin !

Sommaire3 sections
  1. 01Ce qu'un commerçant joue au mois d'avril
  2. 02Le quartier du Dauphin, et pas le centre
  3. 03Ce qu'il faut en retenir

Autant répondre tout de suite à la question que pose le titre : il ne se passe rien de surprenant. La fête des commerçants du Dauphin, organisée au printemps 2024 comme les années précédentes, est une animation de quartier montée par une association de commerçants, avec des stands, de la musique et de quoi manger. Aucun secret, aucune tradition oubliée qu'on exhumerait pour l'occasion. L'intérêt est ailleurs : dans une station balnéaire, une fête de rue en avril n'est pas une fantaisie, c'est un outil de survie commerciale.

Ce qu'un commerçant joue au mois d'avril

Entre novembre et Pâques, un commerce de quartier de bord de mer vit sur les habitants permanents et sur les week-ends. Les rideaux baissés se voient, les horaires se réduisent, certaines enseignes ferment plusieurs semaines. Le mois d'avril est le moment où tout se rejoue : les résidents secondaires reviennent pour les vacances scolaires, les terrasses ressortent, et le passant décide sans le formuler s'il ira faire ses courses dans le quartier ou au supermarché de la périphérie.

Une journée d'animation ne renverse pas ce calcul à elle seule. Elle ramène du monde dans la rue un samedi, elle donne l'occasion d'entrer dans une boutique où on ne serait pas entré, et elle fait circuler les commerçants entre eux, ce qui compte davantage qu'on ne l'imagine dans un quartier où chacun tient seul sa boutique du matin au soir.

Le quartier du Dauphin, et pas le centre

La fête porte le nom du quartier, ce qui n'est pas anecdotique. Pornichet n'a pas un centre commerçant unique : l'activité se répartit entre plusieurs pôles, le front de mer avec ses terrasses tournées vers la baie, les abords du port, et des ensembles de commerces de proximité qui vivent sur leur voisinage immédiat. Ces derniers ne bénéficient pas du flux touristique automatique du bord de mer. Ils doivent aller le chercher.

D'où ce type d'initiative, portée par les commerçants eux-mêmes plutôt que par la mairie. Les guirlandes tendues au-dessus de la chaussée, la sono posée sur un tréteau et les tables de dégustation devant les vitrines racontent une organisation artisanale, à budget serré, montée par des gens qui ouvrent leur boutique le lendemain matin.

Ce qu'il faut en retenir

Le mot fête, ici, recouvre une opération commerciale assumée, et cela ne lui enlève rien. Ces rendez-vous font partie de la façon dont un quartier tient debout hors saison, au même titre que le marché du dimanche ou l'école. Ils ne remplissent pas les hôtels, contrairement à ce qu'affirment volontiers les bilans d'événements. Ils remplissent une rue pendant une journée, et ils entretiennent l'idée qu'on peut faire ses courses en bas de chez soi.

Source: www.ouest-france.fr

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