Rénovation de maison : Quelles erreurs devez-vous absolument éviter ?

Sommaire5 sections
  1. 01Commencer par le haut et par ce qui prend l'eau
  2. 02L'humidité des murs, le piège des maisons de bord de mer
  3. 03Les autorisations, à vérifier avant le premier devis
  4. 04Les devis : comparer des lignes, pas des totaux
  5. 05Ce qui se rattrape et ce qui ne se rattrape pas

On refait rarement une salle de bains deux fois par manque d'argent. On la refait parce qu'on l'a carrelée avant de traiter le mur qui suintait derrière. Les erreurs qui coûtent le plus cher en rénovation sont des erreurs d'ordre : un poste réalisé trop tôt, qu'un poste suivant vient démolir. Le budget se tient tout seul dès que la chronologie est juste.

Commencer par le haut et par ce qui prend l'eau

Tant que la couverture, les gouttières et les descentes ne sont pas saines, tout le reste est provisoire. Une tuile déplacée par un coup de vent d'ouest ruine un plafond refait la semaine précédente. Sur la côte, ajoutez les rives et les solins : le sel attaque les fixations et les zingueries plus vite qu'à l'intérieur des terres. Faites monter un couvreur avant de signer quoi que ce soit d'autre : une visite de contrôle coûte 100 à 200 euros, la fuite découverte après la pose du parquet en coûte trente fois plus.

L'humidité des murs, le piège des maisons de bord de mer

Beaucoup de maisons anciennes du littoral sont montées en moellons de granit hourdés à la terre ou à la chaux. Ces murs évacuent l'humidité par évaporation. Les enduire au ciment, coller du polystyrène dessus ou les peindre avec une résine étanche enferme l'eau dedans, et le résultat arrive au bout de deux hivers : cloques, salpêtre au pied des murs, plinthes qui gondolent. Sur de la pierre, la chaux est ce qui laisse le mur sécher. Un artisan qui propose un enduit ciment sur du moellon ancien vous vend un problème à retardement.

Les autorisations, à vérifier avant le premier devis

Changer la couleur d'un enduit, remplacer des menuiseries bois par du PVC, poser une fenêtre de toit : tout ce qui modifie l'aspect extérieur demande une déclaration préalable en mairie, un mois d'instruction. Au-delà de 20 m² créés, c'est un permis de construire et deux mois.

Un coup de fil au service urbanisme s'impose avant d'engager les frais : sur le littoral, plusieurs secteurs de villas balnéaires et d'abords de monuments relèvent d'un avis de l'architecte des Bâtiments de France, qui peut refuser une teinte ou un modèle de menuiserie. Mieux vaut le savoir avant de commander vingt fenêtres.

Les devis : comparer des lignes, pas des totaux

Trois devis dont les totaux se tiennent à 5 % près cachent souvent trois périmètres différents. Regardez la dépose et l'évacuation des gravats, la fourniture des matériaux, la reprise des supports. Un devis à 12 000 euros qui inclut la benne et les finitions revient moins cher qu'un devis à 10 500 euros où tout cela réapparaît en cours de route. L'acompte usuel tourne autour de 30 % : au-delà de la moitié réclamée avant le premier coup de marteau, méfiance.

Ce qui se rattrape et ce qui ne se rattrape pas

Une couleur de peinture ratée se refait en un week-end. Un carrelage posé sur une chape non désolidarisée se redépose au burin. Classez vos décisions selon ce critère : celles qui s'annulent facilement peuvent attendre, celles qui s'enterrent se prennent tôt, avec quelqu'un qui sait.

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