Rénovation du sentier côtier : un projet de sept mois pour relier Saint-Nazaire à Pornichet

découvrez le projet ambitieux de rénovation du sentier côtier, une initiative de sept mois visant à relier saint-nazaire à pornichet. profitez de balades sécurisées et d'un paysage préservé tout au long de ce parcours enchanteur.
Sommaire4 sections
  1. 01Ce qui ferme, à partir de quand
  2. 02Reculer le sentier, c'est constater que la côte gagne
  3. 03Passer quand même entre les deux villes cet hiver
  4. 04Ce que ça changera en mars 2025

Le mot qui compte, dans ce chantier à 1,7 million d'euros, c'est recul. Entre Saint-Nazaire et Pornichet, on ne refait pas le sentier côtier là où il était : on le déplace vers l'intérieur, parce que le trait de côte avance et que le tracé actuel finira dans l'eau. Les passerelles et le nouveau revêtement suivront, mais le geste central est un repli. Les travaux ont démarré début novembre 2024 pour sept mois, avec un retour des promeneurs annoncé en mars 2025.

Sentier littoral longeant la côte rocheuse entre Saint-Nazaire et Pornichet

Ce sentier, c'est l'ancien chemin des douaniers, celui qui longe la côte rocheuse entre les plages de Saint-Nazaire et la baie de Pornichet, avec ses criques, ses blockhaus et ses escaliers de béton. Marcheurs, coureurs du matin et promeneurs de chiens s'y croisent toute l'année, y compris en février. C'est l'équipement de plein air le plus fréquenté du secteur, et le seul qui ne coûte rien à celui qui l'emprunte.

Ce qui ferme, à partir de quand

La fermeture a pris effet le 4 novembre 2024. Les sections de Virechat et de Trébézy sont les premières concernées, condamnées le temps des travaux, le temps que les pelles mécaniques travaillent sur des talus instables. Les balisages provisoires renvoient vers les rues de l'arrière-littoral : ça rallonge et ça fait perdre la vue, mais ça passe.

Sept mois, pour un chantier littoral, n'a rien d'excessif : terrain meuble, zones protégées, marées qui limitent les créneaux. Le calendrier de novembre à mars est le seul qui évite la saison touristique, au prix d'un hiver de pluie.

Reculer le sentier, c'est constater que la côte gagne

Le recul du tracé est la partie la plus parlante du projet. Sur cette côte, l'érosion grignote les hauts de plage et déchausse les talus à chaque tempête d'hiver, et un sentier posé au bord d'un talus instable se referme quelques années plus tard. Le déplacer vers l'intérieur coûte cher tout de suite et évite trois réparations d'urgence ensuite. Le calcul se tient.

Le renforcement des sections restantes relève de la même logique : maintenir une largeur de passage sans bétonner davantage un littoral déjà bien servi en béton depuis la guerre.

Le choix du bois exotique, en revanche, mérite qu'on s'y arrête. On l'utilise pour sa tenue à l'eau salée et sa durée de vie sur pieux, ce qui s'entend techniquement. Sur un chantier présenté comme respectueux du milieu, importer du bois tropical laisse quand même un arrière-goût, alors que des essences européennes traitées par thermochauffage tiennent aujourd'hui des durées comparables en bord de mer. La question méritait d'être posée en conseil communautaire.

Passer quand même entre les deux villes cet hiver

Pour ceux qui font la liaison à pied ou à vélo pendant les travaux, la solution reste l'itinéraire par les boulevards de bord de mer et les rues du littoral, moins agréable et plus roulant. À vélo, la piste littorale assure la continuité entre les deux communes. À pied, la marée basse ouvre le passage par la plage sur une partie du trajet, en surveillant l'horaire, parce que la mer remonte vite sur du sable plat.

Ce que ça changera en mars 2025

Un tracé plus stable, des franchissements secs là où l'on marchait dans la boue de novembre à avril, et une largeur qui laisse passer deux personnes de front sans piétiner les bords. N'en attendez pas une promenade transformée : c'est le même chemin, un peu plus à l'intérieur des terres, qui devrait tenir quinze ou vingt ans de plus. Pour un équipement gratuit et très fréquenté, c'est déjà beaucoup.

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