Rétrospective 2024 : Les moments marquants à Pornichet

Sommaire5 sections
  1. 01Le 29 juin, la place des Océanes change le centre-ville
  2. 02Le padel s'installe, et pas seulement chez les jeunes
  3. 03Le Bois des Evens, un chantier lent
  4. 04Déam'bulle en avril, les spectacles d'été en juillet-août
  5. 05Décembre, Mayotte, et la fin d'année

Une rétrospective d'année finit toujours par se ressembler : on aligne les fêtes, on ajoute deux photos de foule et on écrit que la ville a vibré. Essayons autrement. Fin 2024, la vraie question à Pornichet est de savoir ce qui restera au mois de mars, quand les guirlandes seront rangées et que la station retrouvera ses quelque 10 000 habitants à l'année. Sur ce critère, l'année se coupe en deux : d'un côté quelques équipements durables, de l'autre des événements qui ont fait leur soirée et rien de plus. Les deux comptent, mais pas de la même façon.

Le 29 juin, la place des Océanes change le centre-ville

C'est l'événement de l'année qui laissera une trace matérielle. La place des Océanes a été inaugurée le 29 juin 2024, après un chantier qui a immobilisé une partie du centre. Concerts en plein air, animations pour les enfants, stands de créateurs : la journée d'ouverture a eu la forme attendue. Ce qui compte davantage, c'est ce qu'on en fait le reste de l'année. Une place, ça se juge un mardi de novembre, pas le jour du ruban. Les premiers mois ont donné des signes plutôt bons : marché, terrasses, gamins à vélo en fin d'après-midi. Le vrai test viendra du deuxième hiver, quand la nouveauté sera passée et qu'il faudra que le lieu tienne tout seul, sans programmation.

Le padel s'installe, et pas seulement chez les jeunes

L'ouverture de nouveaux terrains de padel a été l'autre investissement visible de l'année. Le sport progresse partout en France depuis 2020, et la Côte d'Amour n'y échappe pas. L'intérêt d'un court de padel pour une commune littorale est simple : il se joue à quatre, il se joue en hiver, et il attire une population d'adultes de 30 à 60 ans qui ne se serait pas inscrite en club de tennis. Plusieurs tournois ont eu lieu dans l'année. La question du créneau réservable en décembre, quand il fait nuit à 17 h 30, sera un meilleur indicateur de succès que le nombre de tournois estivaux.

Le Bois des Evens, un chantier lent

Le réveil du Bois des Evens a occupé plusieurs week-ends de 2024, avec des journées de nettoyage et de plantation ouvertes aux habitants. Ce genre de projet a un défaut, celui d'être invisible pendant dix ans, et une qualité : ce qui est planté en 2024 sera un boisement adulte quand les enfants qui ont mis les mains dans la terre auront vingt ans. Sur une commune où le foncier est sous pression permanente, garder un espace naturel en gestion active vaut mieux qu'un discours sur la biodiversité.

Déam'bulle en avril, les spectacles d'été en juillet-août

La quatrième édition de Pornichet Déam'bulle, en avril, a de nouveau rempli ses salles autour de la bande dessinée : expositions, ateliers, dédicaces. Un festival BD dans une station balnéaire hors saison, c'est un pari qui tient sur trois choses : les auteurs qu'on arrive à faire venir, la météo d'avril et les scolaires. Les trois ont plutôt répondu présent en 2024. À l'échelle d'une commune de cette taille, faire venir un public de bédéphiles au mois d'avril est une performance en soi, et les hébergeurs de la station ne s'en plaignent pas.

L'été a suivi son cours habituel avec sa série de spectacles en plein air. Concerts, théâtre de rue, soirées jusqu'à la nuit tombée : le public est là, il est en vacances, il ne demande pas grand-chose. La difficulté n'est pas de le faire venir, elle est de proposer autre chose que la programmation de la station d'à côté.

Décembre, Mayotte, et la fin d'année

Le cyclone Chido a frappé Mayotte le 14 décembre 2024. Comme des centaines de communes françaises, Pornichet a lancé une collecte et relayé l'appel aux dons dans les jours qui ont suivi, sous l'impulsion du conseil municipal. C'est le dernier point de l'année, et le seul qui n'ait rien à voir avec le territoire.

Le bilan honnête de 2024, à Pornichet, tient donc en une phrase : une place neuve, des terrains de padel, un bois en cours de réveil, et une saison culturelle qui a fait son travail. Écrit comme ça, ça manque de panache. C'est pourtant plus que ce que laissent la plupart des années.

Résumer cet article avec :

Partager :

Côte d'amour