Pornichet : Que se passe-t-il quand les écoliers organisent leurs propres Jeux ?
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La réponse honnête à la question du titre : les écoliers n'ont pas organisé grand-chose. Ce sont l'USEP, les enseignants des écoles du Pouligou et Gambetta et une poignée de parents qui ont monté cette journée olympique de juin 2024 au stade de Prieux, avec le calendrier, les ateliers et la sécurité que cela suppose. Ce que les enfants ont fabriqué, en revanche, ce sont les médailles, les drapeaux de classe et le chant final. Et c'est peut-être plus intéressant que la promesse du titre, parce que cela raconte comment on occupe deux cents gamins de 3 à 6 ans pendant cinq heures sans que ça tourne au chaos.
Deux cents enfants de maternelle sur un stade, de 9 h 30 à 14 h 30
Le chiffre est celui qui compte : deux cents enfants, quatre classes par école, une tranche d'âge de 3 à 6 ans. À cet âge, une rencontre sportive ne se gère pas comme une journée de cross au collège. Il faut des ateliers courts, des rotations calées à la minute, des adultes en nombre à chaque poste, et de quoi asseoir tout le monde à l'ombre entre deux passages. L'horaire retenu, 9 h 30 à 14 h 30, tient compte du repas et de la fatigue de l'après-midi.
Une cérémonie d'ouverture prise au sérieux
La matinée a commencé par l'hymne olympique, le dépôt d'une flamme et les anneaux posés au sol, chaque classe défilant derrière son drapeau. On peut trouver ça un peu solennel pour des enfants de moyenne section. Sur le terrain, ça marche : le rituel installe le silence, marque le début de la journée et donne un repère à des enfants qui n'ont pas encore la notion d'emploi du temps. Après cinq minutes de cérémonie, tout le monde savait que la journée avait commencé.
Du tir à l'arc au cécifoot
Les ateliers alternaient les registres. Tir à l'arc, breakdance, rugby, et un relais collectif visant les 2 024 mètres, l'année servant de distance à parcourir ensemble. Deux ateliers sortaient du lot : le cécifoot et la céci-course, pratiqués les yeux bandés. C'est là que la journée dépasse le simple divertissement. Un enfant de 5 ans qui traverse vingt mètres en aveugle, guidé par la voix d'un camarade, comprend en trente secondes ce qu'aucune affiche sur le handicap ne lui aurait expliqué.
Les médailles, elles, viennent bien des enfants
En fin de journée, chaque enfant a reçu une médaille fabriquée en classe, dans les semaines précédentes. Puis un chant chorégraphié, répété en amont, a clôturé le rassemblement. C'est la partie du dispositif qui appartient réellement aux écoliers : la préparation en classe, le travail manuel, l'apprentissage du texte. Le reste, le balisage, les dossards, les créneaux, relève d'adultes qui ont passé plusieurs réunions dessus.
Le temps était de la partie ce jour-là, ciel dégagé et un vent frais qui a évité la surchauffe sur un stade sans ombre. Pour les enseignants, l'intérêt de ce genre de journée tient moins au sport qu'à ce qui se passe autour : des enfants de deux écoles qui se mélangent, des grands qui aident des petits, et une flamme en carton posée au milieu d'un terrain de Pornichet.
Source: nantes.maville.com
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