Vous êtes-vous déjà demandé comment économiser des centaines d'euros en baissant ou en éteignant votre chauffage à ces moments clés ?

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Sommaire6 sections
  1. 01Le mythe de la relance, réglons-le tout de suite
  2. 02Le premier moment : la nuit
  3. 03Le deuxième : la journée de travail
  4. 04Le troisième : la fin de soirée
  5. 05Le quatrième : les absences longues
  6. 06Le cinquième : les journées de redoux

Des centaines d'euros, oui, c'est atteignable. Mais pas en éteignant le chauffage n'importe quand : en le baissant aux quatre ou cinq moments où personne ne profite de la chaleur produite. Le reste du temps, couper ne rapporte presque rien et dégrade le confort. Cet article prend la journée heure par heure, plutôt que par équipement, parce que c'est là que se joue l'écart entre deux foyers qui ont la même chaudière et deux factures séparées par 300 euros.

Le mythe de la relance, réglons-le tout de suite

« Ça consomme plus de réchauffer que de laisser tourner. » Cette phrase circule depuis quarante ans et elle est fausse dans la plupart des cas. La physique est simple : un logement perd de la chaleur proportionnellement à l'écart de température avec l'extérieur. Moins il est chaud, moins il perd. L'énergie de relance ne fait que reconstituer ce qui n'a pas été dépensé pendant l'absence, jamais davantage.

Il y a une nuance, et elle compte. Sur une pompe à chaleur, une remontée brutale de plusieurs degrés oblige la machine à travailler à haute température d'eau, régime où son rendement chute franchement, parfois avec le renfort d'une résistance électrique d'appoint. Avec une PAC, on préfère des variations douces, de l'ordre de deux degrés, plutôt que des coupures franches. Avec des convecteurs électriques ou une chaudière gaz, la coupure est bien plus rentable, parce que la relance se fait à pleine puissance sans pénalité de rendement.

Le premier moment : la nuit

C'est le créneau le plus long et le plus facile. Entre 22 h 30 et 6 h 30, personne n'a besoin de 20 degrés dans le salon, et les chambres se dorment mieux à 16 ou 17 degrés. Huit heures par jour à trois degrés en dessous de la consigne de journée, cela représente à peu près un tiers du temps de chauffe de l'année. C'est de loin le poste où le programmateur se rembourse.

Le réglage doit tenir compte de l'inertie du bâti. Une maison en pierre de la fin du XIXe siècle met plusieurs heures à perdre deux degrés, elle supporte une coupure nette. Un pavillon des années 1980 en parpaing isolé par l'intérieur descend vite, il vaut mieux y programmer un abaissement progressif à partir de 21 h 30 pour ne pas se réveiller dans le froid.

Le deuxième : la journée de travail

Une maison vide de 9 h à 17 h n'a pas besoin d'être à 19 degrés. Une consigne de réduit à 16 degrés suffit et laisse au logement le temps de remonter avant le retour. C'est exactement ce que fait un thermostat programmable, appareil dont le coût s'échelonne de 60 euros pour un modèle filaire simple à 250 euros pour un modèle connecté, et dont le gain se situe entre 5 et 15 % de la consommation de chauffage selon les habitudes du foyer.

Le programmateur ne sert que si on le programme vraiment. J'ai vu assez d'installations neuves laissées sur le mode manuel du premier jour pour affirmer que c'est le point de perte le plus banal. Consacrez une demi-heure, une seule fois, à écrire les plages horaires réelles de la maison. C'est la demi-heure la mieux payée de la saison.

Le troisième : la fin de soirée

Celui-ci ne coûte rien du tout et personne ne l'utilise. La chaleur accumulée dans les murs, les meubles et les sols continue de tenir la pièce pendant une à deux heures après l'arrêt de la chauffe. Programmer la fin du cycle vers 21 h plutôt qu'à l'heure du coucher fait gagner une heure de chauffe par jour sans que personne ne s'en aperçoive. Sur une saison de chauffe de 180 jours, cela finit par se voir.

Le quatrième : les absences longues

Pour un départ de plus de 48 heures, descendez à 14 degrés, et à 12 degrés pour plusieurs semaines. Fermez les volets, ils ajoutent une lame d'air devant le vitrage et réduisent les pertes nocturnes de manière mesurable. Coupez le ballon d'eau chaude au-delà de trois jours d'absence : maintenir 200 litres à 60 degrés pour personne, cela représente autour de 1,5 kWh par jour perdu en pure convection.

Le cinquième : les journées de redoux

C'est le créneau propre à ce climat. La Côte d'Amour connaît, entre novembre et mars, un nombre appréciable de journées à 13 ou 14 degrés sous un ciel couvert et un vent de sud-ouest. Le chauffage continue de tourner par habitude alors que les apports internes, la cuisson, les appareils, les occupants, suffisent largement l'après-midi. Une sonde extérieure ou une simple attention au thermomètre du jardin suffit pour couper de 13 h à 18 h. Sur une saison, une vingtaine de journées de ce type se présentent.

Reste l'ordre de grandeur promis par le titre. Additionnez les gains : deux degrés en moins sur la consigne, huit heures de réduit nocturne, huit heures de réduit en journée, une heure d'anticipation le soir. Sur une maison moyennement isolée chauffée au gaz, on arrive assez naturellement dans la fourchette des 250 à 400 euros par an. Sur un appartement bien isolé de 60 mètres carrés, l'économie sera trois fois moindre, tout simplement parce qu'il y avait moins à gagner au départ. Le potentiel dépend d'abord de ce que perd le logement, pas de la finesse du réglage.

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