Découvrez comment Pornichet peint le monde et elle sculpte les sentiments : une histoire d'amour et d'art !

Le titre annonce une histoire d'amour et d'art. Derrière, il y a un portrait de couple publié par Ouest-France : lui peint, elle sculpte, ils travaillent à Pornichet. Le texte qui circulait ici sous ce titre ne racontait rien d'eux, seulement des vagues et des émotions. Reprenons par le concret, c'est-à-dire par ce qu'une commune de 11 000 habitants au fond de la baie du Pouliguen offre réellement à quelqu'un qui peint ou qui taille la pierre.

Une station née de gens de plume

La plage principale s'appelle la plage des Libraires, et ce n'est pas une image. À partir des années 1860, des éditeurs et des libraires parisiens ont pris l'habitude de passer l'été sur ce bout de côte, ont fait bâtir, puis ont fait venir leurs amis. Pornichet est devenue une station balnéaire par le milieu du livre, avant le chemin de fer et les casinos.

Cette origine se voit encore dans le quartier Sainte-Marguerite, où les villas de la fin du XIXe siècle alignent leurs bow-windows, leurs bois découpés et leurs toits en ardoise à l'ombre des pins. Les façades y sont plus dessinées qu'ailleurs sur la côte, et c'est un sujet en soi : beaucoup de peintres locaux les traitent de trois quarts, en fin d'après-midi, quand le soleil rase les balcons.

Peindre et sculpter, deux métiers qui ne vivent pas pareil ici

La peinture s'expose facilement dans une station balnéaire : les galeries de bord de mer tournent avec la saison, un format 40 par 50 se vend en juillet à un vacancier qui l'emporte dans sa voiture. La sculpture, elle, n'a pas ce marché. Une pièce en pierre ou en bronze se transporte mal, coûte cher, se décide lentement, et se vend le plus souvent sur commande. Un couple où l'un peint et l'autre sculpte ne vit donc pas du tout au même rythme économique, et c'est probablement ce qui rend le sujet intéressant, bien plus que la carte postale.

Source : www.ouest-france.fr

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