Découvrez les incroyables créations artistiques de cinq talents à la Chapelle Sainte-Marguerite de Pornichet : À ne pas manquer !
Sommaire4 sections
Une exposition dans une chapelle n'est pas une exposition dans une galerie. Murs en pierre, lumière qui tombe d'en haut et change toutes les heures, surface au sol comptée. C'est le vrai sujet de cet accrochage de juin 2024 à la Chapelle Sainte-Marguerite, avenue du Littoral à Pornichet : cinq exposants aux pratiques éloignées se partagent une nef unique, et le lieu pèse autant que les œuvres sur ce qu'on en retient. Rien de spectaculaire, et personne ne le prétend. Une collective de début de saison, bien tenue, gratuite, ouverte quelques jours.
Une chapelle qui devient salle d'exposition quelques jours par an
Cinq exposants, trois familles de travail : peinture, sculpture, bijou. Tout tient dans un volume unique, ce qui oblige les uns et les autres à cohabiter au lieu de se répartir en salles. C'est ce qui rend la visite intéressante, et parfois un peu bancale.
Deux peintres, deux façons de traiter la matière
Maeri travaille la laque et les pigments naturels. Ses tableaux abstraits partent de bleus profonds et laissent apparaître des formes après une maturation d'une quinzaine de jours, le temps que les couches se stabilisent. Un travail lent, qui se voit : les surfaces gardent la trace du séchage. Dans une chapelle, ces fonds sombres se comportent bien, ils absorbent la lumière rasante au lieu de la renvoyer.
Caro, peintre plasticienne, va dans l'autre sens : elle part du figuratif et empile la matière dessus, plâtre, étain, perles, tissus. Ses paysages se regardent d'assez près pour distinguer les collages. Deux approches opposées sur le même mur, et c'est à mon avis le meilleur moment de l'accrochage.
La sculpture prend la nef
René Averty montre des sculptures déstructurées aux couleurs franches, à deux échelles : petits formats en terre cuite, pièces plus grandes en plâtre laqué. Balzarini expose des personnages et des créatures marines en patine de bronze, posés de façon à donner une impression de flottaison dans le volume. Le contraste entre la pierre du bâtiment et ces patines sombres fonctionne.
Le bijou, entre l'atelier et la vitrine
Chantal Janik monte des colliers à partir de perles, de pierres et de verre. Chaque pièce est unique et se porte, ce qui change le rapport du visiteur : on regarde autrement un objet qu'on peut acheter et mettre le lendemain. C'est aussi le coin où l'on parle le plus, parce qu'on y pose des questions de fabrication.
Cinq exposants dans un lieu aussi petit, est-ce que ce n'est pas beaucoup ? Un peu, oui : à trois, on aurait suivi plus facilement. Mais ce format permet à des artistes du secteur de montrer leur travail sans louer de galerie, et en juin, à Pornichet, c'est une raison suffisante de pousser la porte.
Source: nantes.maville.com
Résumer cet article avec :
Partager :