Pornichet : La Rando Côte d'Amour soutient les aidants dans leur mission
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Un euro par inscription. C'est le montant que Rando Côte d'Amour reversait à l'association ALFa Répit pour chaque marcheur engagé sur Randomania, le 6 octobre 2024 à Pornichet. Le chiffre paraît dérisoire et il mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il dit assez bien ce que ce genre d'opération produit vraiment : un peu d'argent, et surtout une phrase prononcée devant plusieurs centaines de personnes qui, pour la plupart, n'avaient jamais entendu le mot aidant.
Randomania proposait trois parcours au départ de Pornichet : 6, 16 et 25 kilomètres, de la balade familiale à la sortie sportive de la journée. Le collectif organisateur, animé par des bénévoles et fort d'environ 500 adhérents, cale ce rendez-vous chaque automne. L'année 2024 l'a associé à une cause précise, le répit des aidants familiaux.
Qui sont les aidants dont on parle
Un aidant familial, c'est un conjoint, un enfant, parfois un voisin, qui assure au quotidien l'aide à une personne dépendante : lever, toilette, repas, traitements, rendez-vous médicaux, démarches administratives. Le pays en compte plusieurs millions, dont une majorité de femmes, et l'écrasante majorité ne se désigne pas comme aidant. Elles disent qu'elles s'occupent de leur mère.
Cette absence de mot est le premier problème. Tant qu'une personne ne se reconnaît pas dans la catégorie, elle ne cherche pas les dispositifs qui existent pour elle, ne demande pas les aides et n'accepte pas d'être remplacée trois jours.
Le répit, ce que ça recouvre concrètement
ALFa Répit travaille sur ce point précis : offrir à l'aidant du temps où il n'est pas aidant. Cela prend des formes très matérielles. Quelqu'un qui vient au domicile pendant que le conjoint va chez le dentiste. Un accueil de jour une fois par semaine. Un séjour de quelques jours pendant lequel la personne aidée est prise en charge ailleurs.
Le frein n'est pas seulement financier. Il est aussi dans la tête de l'aidant, qui se sent coupable de partir, et qui préfère souvent tenir jusqu'à la rupture. Les associations du secteur connaissent bien cette mécanique et savent que le premier oui est le plus difficile à obtenir.
Trois distances, trois publics
Le parcours de 6 kilomètres est celui qui compte le plus dans une opération de ce type. Il se fait en poussette, avec des enfants, avec des grands-parents, et c'est lui qui fait le nombre. Le 16 attire les marcheurs réguliers, le 25 les licenciés et ceux qui préparent autre chose.
Sur la côte pornichétine, ces distances passent par le sentier littoral, les pointes rocheuses entre les plages et l'arrière-pays vers Sainte-Marguerite. En octobre, avec la mer à main droite et personne sur le sable, c'est l'un des meilleurs moments de l'année pour marcher ici.
Ce que ce genre d'opération change réellement
Sur le plan financier, peu. Sur le plan de la connaissance des dispositifs, davantage. Chaque édition met une association locale devant des centaines de personnes, avec une table, des dépliants et deux bénévoles qui répondent aux questions. Dans le lot, il y a toujours quelqu'un qui s'occupe d'un parent et qui repart avec un numéro de téléphone.
C'est ce contact-là qui justifie la formule, pas la collecte. Autant l'assumer clairement plutôt que de gonfler le geste.
Rando Côte d'Amour continuera d'organiser ses sorties, avec ou sans cause associée, parce que c'est d'abord un club de marcheurs. Que l'un de ces rendez-vous serve chaque année à installer un sujet dans la conversation locale reste une bonne façon d'utiliser 500 adhérents et un dimanche d'automne.
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