Pornichet : lancement de la dernière étape des travaux de réhabilitation du sentier côtier

découvrez les dernières avancées des travaux de réhabilitation du sentier côtier à pornichet. cette nouvelle étape promet d'améliorer l'accessibilité et de préserver la beauté naturelle de la côte, offrant ainsi une expérience inoubliable aux randonneurs et aux amoureux de la nature.
Sommaire4 sections
  1. 01Le détour, concrètement
  2. 02Pourquoi refaire du bois qu'on vient de poser
  3. 03Le choix de la période, et ce qu'il coûte aux riverains
  4. 04Un sentier qui appartient à tout le monde

Cinq mois sans chemin côtier à Bonne Source. C'est la vraie information du chantier ouvert le lundi 4 novembre 2024 à Pornichet : la quatrième et dernière tranche de réfection du platelage ferme la section jusqu'en mars 2025. Pour les habitués qui marchent là tous les matins, la question n'est pas de savoir si le sentier sera plus beau après, mais par où passer d'ici le printemps. Cet article répond d'abord à celle-là.

Platelage en bois du sentier côtier longeant les rochers à Pornichet

Le détour, concrètement

Pendant la fermeture, le contournement se fait par les rues situées en arrière du trait de côte. C'est plus long de quelques centaines de mètres, moins agréable, et surtout beaucoup moins abrité : le sentier passe au ras du rocher, la rue passe entre les murs de jardin et les voitures. Les coureurs habitués au revêtement souple du platelage retrouveront du bitume, ce que les genoux enregistrent assez vite.

Pour les marcheurs qui veulent garder la mer en vue, le rabattement le plus simple reste la grande plage et sa digue, praticable à toute heure, ou les portions du sentier restées ouvertes de part et d'autre du chantier. Les panneaux de chantier indiquent les points d'entrée et de sortie ; ils bougent au fil de l'avancement, ce qui vaut la peine d'être vérifié plutôt que supposé.

Pourquoi refaire du bois qu'on vient de poser

La question revient à chaque tranche de travaux et elle est légitime. Un platelage en bord de mer ne vieillit pas comme une terrasse de jardin. Il encaisse les embruns salés en permanence, les UV l'été, l'humidité stagnante l'hiver, et les paquets de mer lors des coups de vent d'ouest. Ajoutez le passage : plusieurs centaines de milliers de pas par an sur les sections les plus fréquentées, chaussures pleines de sable, ce qui use la surface comme du papier de verre.

Résultat, les lames grisent, se fendent, les fixations travaillent, et un platelage littoral demande une reprise complète bien plus tôt qu'un ouvrage équivalent à l'intérieur des terres. Découper le chantier en quatre phases étalées sur plusieurs années plutôt que de tout fermer d'un coup relève d'un arbitrage simple : laisser le sentier utilisable la plus grande partie du temps.

Le choix de la période, et ce qu'il coûte aux riverains

Novembre à mars, ce n'est pas un hasard. La saison touristique est passée, la fréquentation chute, et l'impact économique sur les commerces du bord de mer reste limité. Le revers, c'est que ce sont précisément les mois où le sentier sert le plus aux gens qui vivent ici toute l'année : la promenade du dimanche, la sortie du chien, le footing d'après-boulot dans le noir.

Autrement dit, le calendrier protège les vacanciers et fait porter la gêne aux résidents. C'est un choix défendable, celui que font la plupart des communes littorales, mais mieux vaut l'appeler par son nom que le présenter comme un pur bénéfice pour tout le monde.

Un sentier qui appartient à tout le monde

Le chemin côtier de Pornichet fait partie du sentier des douaniers, servitude de passage qui longe le littoral français et garantit l'accès public au bord de mer. Ce statut explique l'entretien continu : ce n'est pas un aménagement d'agrément qu'on pourrait laisser se dégrader, c'est un cheminement public que la collectivité doit maintenir praticable.

Cela explique aussi les contraintes techniques du chantier. Poser des lames au ras d'un cordon rocheux, dans une zone soumise à protection du littoral, impose des règles d'accès des engins, de stockage des matériaux et de calendrier bien plus lourdes qu'un chantier ordinaire de voirie. Une partie du délai de cinq mois vient de là, pas de la longueur du linéaire à traiter.

D'ici là, le conseil des habitués tient en une phrase : reportez-vous sur la digue à marée haute, sur l'estran à marée basse, et gardez le rythme.

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