Quel est le secret de Pornichet pour devenir la capitale de l'hippisme avec le retour du Quinté + ? Découvrez la réponse ici !

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Sommaire4 sections
  1. 01Une date ne se demande pas, elle se mérite
  2. 02Ce que la piste impose aux entraîneurs
  3. 03Le bénéfice pour la ville, mesuré honnêtement
  4. 04Alors, capitale ou pas ?

Le secret n'existe pas. Pornichet n'est pas devenue la capitale de l'hippisme en juillet 2024, elle l'a été le temps d'une soirée, parce que la fédération du trot lui a confié une date de Quinté + en nocturne au cœur de l'été. Une date de Quinté s'attribue au calendrier, se prépare, et se perd. Ce qui mérite d'être raconté, c'est la mécanique de cette attribution, et ce qu'une commune balnéaire en tire quand 20 heures sonnent.

Une date ne se demande pas, elle se mérite

Le calendrier des Quintés est arrêté très en amont par les sociétés de courses, en accord avec le PMU. Pour décrocher un créneau d'été, un hippodrome de province doit cocher plusieurs cases : une piste homologuée pour le nombre de partants prévus, un éclairage aux normes s'il s'agit d'une nocturne, une capacité d'accueil suffisante, un historique de réunions correctement tenues.

La nocturne d'été est un créneau à part. Les hippodromes de bord de mer y ont un avantage évident : en juillet, ils captent une population déjà sur place, disponible à 20 heures. Le raisonnement vaut pour Pornichet comme pour Cabourg ou Cagnes-sur-Mer.

Ce que la piste impose aux entraîneurs

Un hippodrome n'est pas interchangeable. La corde, le rayon des virages et le développement de l'anneau changent la physionomie d'une course. Sur une piste courte, les chevaux enfermés dans le peloton trouvent difficilement l'ouverture, et celui qui mène en tenant sa ligne devient très difficile à reprendre. Les entraîneurs engagent en conséquence des trotteurs maniables, capables de suivre un train irrégulier, plutôt que les gros moteurs qui réclament de longues lignes droites. D'où des rapports qui surprennent souvent.

Le bénéfice pour la ville, mesuré honnêtement

Une soirée de Quinté remplit les restaurants du port, occupe les hôtels sur une nuit et fait travailler les prestataires locaux. C'est réel, et concentré sur vingt-quatre heures. Racontons les choses telles qu'elles sont : la course ne transforme pas l'économie d'une commune qui, en juillet, tourne déjà à plein régime. La retombée durable est ailleurs, dans la notoriété du nom, répété toute la journée sur les chaînes de courses et dans les bureaux de tabac. L'autre bénéfice tient à l'équipement, obligé de maintenir son niveau de piste et d'accueil, ce qui sert ensuite toutes les réunions ordinaires de la saison.

Alors, capitale ou pas ?

Le titre est joli, il ne veut pas dire grand-chose. La capitale du trot français reste Vincennes, et personne dans le milieu ne prétend le contraire. Ce que Pornichet a obtenu vaut mieux qu'un titre : une soirée où le pays entier a regardé sa piste. Pour un hippodrome de province, c'est la meilleure vitrine possible, et tout le travail consiste à la conserver d'une année sur l'autre.

Source: www.ouest-france.fr

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