Pornichet : Réouverture de la place des Océanes - Quelle(s) attraction(s) secrète(s) vous attend(ent) ?

Sommaire3 sections
  1. 01Huit mois de barrières, et ce que ça a coûté aux commerces d'à côté
  2. 02Le mobilier, les arbres et le pari de l'ombre
  3. 03Ce qu'il reste à vérifier

Disons-le tout de suite : il n'y a pas d'attraction secrète place des Océanes. Après huit mois de chantier, ce que Pornichet a rouvert au printemps 2024, à deux pas du port, c'est une place de quartier remise à plat, avec une piste cyclable à double sens, des bancs, des jeux, des arceaux à vélo et un éclairage refait. Rien de spectaculaire sur la photo. Beaucoup de choses qui changent, en revanche, pour qui traverse ce bout de ville tous les jours.

Huit mois de barrières, et ce que ça a coûté aux commerces d'à côté

Un chantier de cette durée, sur une place bordée de commerces et posée près du port, ce n'est pas un détail dans la vie d'un quartier. Pendant deux saisons, les clients ont slalomé entre les plaques de tôle et les demi-trottoirs. Les commerçants les plus proches ont encaissé un automne et un hiver compliqués, ce qui explique l'insistance de la mairie à livrer avant l'été plutôt qu'après.

La logique du réaménagement est simple : redonner de la place aux piétons et aux vélos sur un axe où la voiture avait pris tout l'espace. C'est le même mouvement qu'on observe sur le front de mer baulois et sur les abords du port de Saint-Nazaire depuis une dizaine d'années.

Le mobilier, les arbres et le pari de l'ombre

Les massifs plantés en bordure sont présentés comme des respirations vertes. C'est vrai à moitié. Des vivaces et des arbustes tiennent le sol, cassent le vent et attirent quelques oiseaux, mais ils ne feront pas d'ombre avant plusieurs étés. Sur une place minérale exposée plein sud, en juillet à quinze heures, la question de l'ombre reste posée. Il faudra juger ce point dans trois ou quatre ans, quand les jeunes sujets auront pris.

Les bancs et les jeux, eux, se jugent tout de suite : ils fixent des usages. Une place où l'on s'assoit dix minutes est une place où l'on revient.

Ce qu'il reste à vérifier

Deux points méritent qu'on y revienne à l'automne. Le stationnement d'abord : réduire l'emprise de la voiture sur une place proche du port, en pleine saison, se paie forcément quelque part, et les riverains le diront vite. L'éclairage ensuite, refait pour la sécurité du soir, mais dont l'intensité et les horaires font débat partout sur la côte, entre confort des passants et sobriété nocturne.

Le reste est affaire de patience. Une place se juge sur son deuxième été, pas sur son inauguration.

Source: www.saintnazairenews.fr

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