Pourquoi le Pavillon bleu flotte-t-il toujours sur la magnifique commune de Pornichet ? Découvrez la réponse ici !
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La réponse tient en une phrase, et elle n'a rien de spectaculaire : le Pavillon bleu flotte toujours sur Pornichet parce que la commune redépose un dossier chaque hiver, et qu'elle le tient. Le label ne se garde pas tout seul. Il se retravaille de novembre à mai, service par service, avec des pièces à fournir et des engagements à prendre pour la saison qui vient. Voilà le calendrier réel derrière le drapeau que vous voyez claquer au-dessus du poste de secours en juillet.
Ce que la commune doit prouver, et avec quoi
Le premier bloc du dossier est sanitaire. Il faut produire les résultats des analyses d'eau de baignade des saisons précédentes, prélevées par l'agence régionale de santé, et un classement au moins « excellent » au sens de la directive européenne de 2006. Ces analyses ne sont pas commandées par la mairie, elle les subit.
Le deuxième bloc est matériel. Nombre et emplacement des poubelles de tri sur le sable, sanitaires ouverts et nettoyés pendant toute la période de surveillance, cheminement accessible aux personnes en fauteuil, affichage réglementaire au poste de secours. À Pornichet, cela concerne un front de mer étiré, des Libraires à Sainte-Marguerite en passant par Bonne Source, soit plusieurs kilomètres de sable à équiper et à ramasser tous les matins.
Le troisième bloc, celui qu'on oublie, est pédagogique. Le label impose un minimum d'animations d'éducation à l'environnement pendant l'été : sorties nature, sensibilisation au tri, découverte de l'estran. Il faut les programmer, trouver l'intervenant et le budget, et pouvoir en rendre compte.
Ce que le pavillon ne dit pas
Il ne couvre pas la commune entière. Le label vaut pour un site nommé, avec ses limites précises, et une plage voisine peut ne pas l'avoir sans que la qualité de l'eau y soit différente.
Il ne dit rien non plus de la période hors saison. Les analyses de baignade s'arrêtent en septembre, la surveillance aussi. Un baigneur de février nage dans une eau dont personne n'a mesuré la qualité depuis cinq mois. Ce n'est pas alarmant, c'est simplement à savoir.
Le vrai point de fragilité, ce sont les orages
Sur ce littoral, ce qui menace le classement d'une plage n'est pas la fréquentation estivale mais l'épisode pluvieux violent. Le réseau d'eaux pluviales sature, il rejette à la mer ce qu'il a lavé sur la voirie, et un prélèvement fait le lendemain matin peut être mauvais. Les travaux de séparation des réseaux menés sur le littoral nazairien depuis une quinzaine d'années servent d'abord à cela, et ils expliquent la stabilité des résultats bien mieux que n'importe quel discours sur l'engagement environnemental.
Le drapeau de mai est la partie visible. Le reste se joue sous la chaussée, en hiver, dans des lignes de budget que personne ne photographie.
Source: www.ouest-france.fr
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