Quand dit-on qu'un maquillage est parfait ?

Quel maquillage adopter pour une mise en beauté réussie ?
Sommaire9 sections
  1. 01Le test des huit heures
  2. 02La préparation compte plus que le fond de teint
  3. 03Connaître sa peau, en une phrase par cas
  4. 04La couvrance : le mot mal compris du rayon
  5. 05Le geste, et pourquoi il change tout
  6. 06Les couleurs : sous-ton d'abord, mode ensuite
  7. 07Les yeux : deux produits, pas huit
  8. 08Les retouches, en deux objets
  9. 09Le démaquillage fait partie du maquillage

Un maquillage réussi, c'est celui qui est encore là à 18 heures. Pas celui qui est beau à 8 h 15 dans la lumière de la salle de bains, avant que la journée ne s'en occupe. C'est le critère que je propose ici, parce qu'il est mesurable et qu'il déplace la question : au lieu de chercher les bons produits, on cherche ce qui fait tenir, ou pas. Et neuf ratés sur dix viennent de la même cause, la quantité.

Le test des huit heures

Regardez votre visage en fin d'après-midi, à la lumière du jour, pas sous un néon. Le fond de teint a-t-il migré dans les plis du nez ? L'anticernes s'est-il logé dans les ridules sous l'oeil ? Le nez brille-t-il alors que les joues sont mates ? Chaque réponse pointe une étape précise, et aucune ne se corrige en changeant de marque.

Le fond de teint qui file dans les plis, c'est une couche trop épaisse ou une peau mal préparée. L'anticernes qui craquelle, c'est une texture trop couvrante sur une zone qui bouge en permanence. Le nez qui brille alors que le reste tient, c'est une poudre appliquée partout au lieu de l'être là où il faut.

La préparation compte plus que le fond de teint

Une peau sèche boit le fond de teint et le fait accrocher par plaques dans l'heure. Une peau grasse non matifiée le rejette avec le sébum vers midi. Dans les deux cas, le produit est en cause pour une petite part seulement.

Deux minutes suffisent : nettoyage, crème hydratante adaptée, puis un temps d'attente avant de maquiller. Ce temps d'attente est l'étape que tout le monde saute. Une crème qui n'a pas pénétré fait glisser tout ce qu'on pose dessus. Comptez cinq minutes, le temps de vous habiller ou de préparer le café.

Sur la côte, le vent salé et l'humidité changent aussi la donne. Ce qui tient à Nantes un jour de janvier ne tient pas forcément sur le remblai de La Baule un après-midi de juillet. Les textures fluides et les produits résistants à l'eau prennent tout leur sens en bord de mer, y compris pour un usage quotidien.

Connaître sa peau, en une phrase par cas

  • Peau grasse : elle brille sur le front, le nez et le menton dès la fin de matinée. Les textures non comédogènes et une poudre libre uniquement sur la zone T donnent le meilleur résultat.
  • Peau sèche : elle tiraille après le nettoyage et marque les ridules. Les fonds de teint crémeux ou fluides, jamais les poudres compactes couvrantes.
  • Peau mixte : deux textures sur le même visage, plus fluide sur les joues, plus matifiante au centre. Personne n'aime l'entendre, mais c'est ce qui marche.
  • Peau normale : à peu près tout fonctionne, ce qui rend la sur-application d'autant plus tentante.
Portrait d'une femme au maquillage léger, teint uni et bouche discrète

La couvrance : le mot mal compris du rayon

Couvrance élevée ne veut pas dire meilleur résultat. Un fond de teint très couvrant appliqué sur tout le visage crée un masque uniforme qui efface les reliefs, et c'est exactement ce qui rend un maquillage visible à trois mètres. La technique des maquilleurs va à l'inverse : une base légère partout, puis une couche supplémentaire uniquement sur les zones qui en ont besoin, autour du nez, sur une rougeur, sur une cicatrice.

Une couvrance moyenne posée en couches fines bat systématiquement une couvrance complète posée d'un coup. Pour une soirée photographiée, montez d'un cran, sans jamais dépasser deux couches fines.

Le geste, et pourquoi il change tout

On étale rarement, on tapote souvent. L'éponge humide ou l'éponge sèche, tamponnée du centre du visage vers l'extérieur, dépose le produit sans le déplacer. Le pinceau plat étale et laisse des traînées. Les doigts marchent très bien pour les textures crémeuses, à condition qu'ils soient propres et que la peau soit un peu réchauffée.

Même logique pour l'anticernes : une touche en triangle sous l'oeil, tapotée avec l'annulaire, jamais frottée. Cette zone bouge des milliers de fois par jour, tout excès finira dans un pli avant midi.

Les couleurs : sous-ton d'abord, mode ensuite

Le sous-ton se repère à la lumière naturelle, en regardant les veines de l'intérieur du poignet. Plutôt bleutées, vous êtes sur un sous-ton froid, et les roses, les prunes et les argentés vous vont. Plutôt verdâtres, sous-ton chaud, direction les corail, les cuivrés, les dorés. Difficile à trancher, vous êtes neutre et vous avez de la chance.

C'est le seul repère qui reste stable quand les tendances changent. Une teinte à la mode sur un mauvais sous-ton donne toujours l'impression que le produit a été posé sur le visage plutôt que dans le visage.

Les yeux : deux produits, pas huit

Le sourcil structure le visage plus que n'importe quel fard. Un crayon d'une teinte plus claire que les cheveux, posé par petits traits dans le sens du poil, puis brossé : on remplit les trous, on ne dessine pas une ligne. Un sourcil tracé d'un seul trait continu se voit à l'autre bout de la pièce.

Pour le mascara, l'erreur commune est la troisième couche, celle qui colle les cils entre eux et s'effrite dans la journée. Deux passages en zigzag depuis la racine suffisent, et on recourbe avant, jamais après. Le fard à paupières peut attendre : bien fait, l'ensemble sourcil et cils tient déjà tout le regard.

Les retouches, en deux objets

Le premier tient dans une poche : un papier matifiant. Il absorbe le sébum sans ajouter de matière, contrairement à la poudre, qui empilée sur du gras donne cet aspect granuleux de fin de journée. Tamponnez, ne frottez pas.

Le second est un rouge à lèvres ou un baume teinté. En fin d'après-midi, une bouche ravivée relance tout le visage bien mieux qu'une reprise du teint. Si vous ne devez emporter qu'un produit dans la journée, c'est celui-là.

Le démaquillage fait partie du maquillage

Une peau démaquillée tous les soirs supporte mieux le maquillage du lendemain, tout simplement parce que les pores restés obstrués fabriquent les imperfections qu'on cherchera ensuite à couvrir. Le cercle est vite bouclé : on couvre davantage, ça tient moins bien, on en remet.

Huile ou baume démaquillant pour dissoudre le fond de teint et le mascara, puis un nettoyant doux à l'eau. Deux minutes. C'est probablement le geste qui améliore le plus visiblement un maquillage, et c'est le seul qui se pratique quand il n'y en a plus.

Résumer cet article avec :

Partager :