Découvrez le défi insensé que Gwendal relève lors de sa première course nature à Pornichet !

découvrez le défi incroyable que gwendal relève lors de sa première course en pleine nature à pornichet !
Sommaire4 sections
  1. 01Le terrain : plat sur le papier, coûteux dans les jambes
  2. 02Ce qu'il faut préparer avant, et ce qui ne sert à rien
  3. 03Le jour de la course
  4. 04Ce que ça laisse après

Gwendal Leclerc a couru sa première course nature à Pornichet, et le mot « insensé » du titre est très au-dessus de la réalité. Aucune falaise, aucune nuit blanche : un coureur débutant en trail s'aligne sur une épreuve de bord de mer, découvre ce que le sable fait aux mollets, et termine. Raconté comme ça, c'est moins vendeur, et bien plus utile à celui qui hésite à s'inscrire l'an prochain.

Le terrain : plat sur le papier, coûteux dans les jambes

Pornichet est coincée entre la baie et la voie ferrée, sur un relief qui ne dépasse guère la vingtaine de mètres. Un coureur de route regarde le profil, voit une ligne quasi horizontale et en déduit qu'il tiendra son allure habituelle. C'est l'erreur classique. Sur le sable, même mouillé et compact près de l'eau, le pied s'enfonce de quelques millimètres à chaque appui et l'énergie part dedans. Comptez trente secondes à une minute de plus au kilomètre par rapport à votre allure sur bitume, parfois davantage si la marée vous oblige à courir dans le sable sec.

Les chemins creux, eux, changent complètement l'ambiance : de l'ombre, des racines, des ornières, et un sol qui absorbe. On y court plus lentement mais on récupère.

Ce qu'il faut préparer avant, et ce qui ne sert à rien

Le récit d'origine parlait d'entraînement mental et de préparation psychologique. Franchement, pour une première course nature de ce type, le mental n'est pas le sujet. Ce qui change le résultat tient à trois choses concrètes : avoir couru au moins deux fois sur du sable avant le jour J, avoir testé ses chaussures sur un chemin humide, et savoir à quelle heure a lieu la marée le matin de la course.

Le travail de force en salle a peu d'effet sur six semaines. Quarante minutes de course sur la plage de Sainte-Marguerite un dimanche matin en font davantage.

Le jour de la course

Ciel bas, vent de mer, température fraîche pour un mois de juillet : les conditions décrites par Gwendal ne sont pas exceptionnelles sur la Côte d'Amour, où le vent d'ouest s'installe volontiers en matinée. Sur les portions face au vent, le long du remblai, on perd de l'énergie sans gagner de terrain. La bonne stratégie consiste à se caler derrière un groupe et à accepter de rester à l'abri, même si l'allure semble trop lente.

Les crampes et la fatigue de fin de parcours, dont il parle, viennent presque toujours de la même cause : un départ trop rapide et une hydratation négligée parce qu'il ne faisait pas chaud. Sur une course de bord de mer par temps couvert, on boit moins qu'on ne transpire.

Ce que ça laisse après

Gwendal en est ressorti avec l'envie de recommencer, et c'est à peu près la seule chose que ce type de récit permet d'affirmer sans broder. Une course de bord de mer n'apprend pas grand-chose sur ses limites, elle apprend surtout qu'on peut y aller sans être un athlète, et qu'une matinée à courir entre la plage et les chemins vaut mieux qu'une matinée à s'en dissuader.

Source: www.ouest-france.fr

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