Le coup d'envoi des travaux de rénovation de la passerelle du vieux môle a été donné

découvrez les dernières avancées concernant la rénovation de la passerelle du vieux môle, un projet majeur qui vise à embellir et sécuriser cet emblématique lieu. apprenez-en plus sur les travaux débutés et leur impact sur la région.
Sommaire4 sections
  1. 01Pourquoi tout commence par des pieux
  2. 02Une passerelle disparue depuis 2010
  3. 03Un chantier découpé en phases
  4. 04Ce que la ville disait attendre du projet

Fin octobre 2024, les premières machines se sont installées au pied du vieux môle de Pornichet. Ce qu'on voit sur place à ce stade n'a rien de spectaculaire : des engins, un balisage, des pieux qu'on descend dans le sable. C'est pourtant l'étape qui décide de tout le reste, parce qu'une passerelle en bord de mer ne vaut que ce que vaut son ancrage. La commune annonçait alors un chantier étalé sur plusieurs mois, avec une remise en service visée pour la fin du printemps 2025.

Engins de chantier installés au pied du vieux môle de Pornichet, en bord de plage

Pourquoi tout commence par des pieux

Une passerelle posée sur l'estran subit deux marées par jour, le sable qui bouge, les paquets de mer d'hiver et le sel en continu. L'ouvrage tient par ce qui est enfoui, pas par ce qui se voit. D'où cette première phase, longue et peu photogénique : sonder le sol, positionner les pieux, vérifier leur tenue avant de poser quoi que ce soit dessus.

C'est aussi la phase la plus dépendante de la météo et du coefficient de marée. Sur ce type de chantier, les équipes travaillent par fenêtres, entre deux basses mers, et un coup de vent d'ouest décale tout le monde d'une semaine. Un calendrier de chantier maritime se lit toujours avec cette réserve en tête.

Une passerelle disparue depuis 2010

Le môle de Pornichet a été construit dans les années 1920, à une époque où la station vivait déjà de ses baigneurs et de ses villas. La passerelle qui le prolongeait a été démolie en 2010, après les dégâts de l'hiver et la tempête Xynthia qui avait frappé la côte atlantique en février de cette année-là. Depuis, l'accès au môle par ce cheminement n'existait plus, et les habitués contournaient par la plage ou renonçaient.

Quatorze ans, c'est long pour un équipement dont tout le monde parle au passé. La reconstruction annoncée en 2024 remettait donc en jeu un usage quotidien, pas seulement une carte postale.

Les riverains du secteur ont connu ce ballet en 2010, dans l'autre sens, quand les engins étaient venus démonter l'ouvrage. Quatorze ans plus tard, les mêmes rues voient passer les camions pour le remontage, avec des habitants qui suivent l'avancement au jour le jour depuis le haut de la plage.

Un chantier découpé en phases

Le déroulé annoncé suivait la logique classique de ce type d'ouvrage : préparation et fondations d'abord, structure ensuite, finitions et garde-corps en dernier. Chaque étape conditionne la suivante, ce qui laisse peu de marge de rattrapage si une phase glisse. Les services de la ville indiquaient vouloir limiter la gêne pour les usagers du secteur, avec des interventions calées autant que possible hors des périodes de forte fréquentation.

La restauration du môle lui-même figurait dans le même programme. Passerelle et môle forment un ensemble : reconstruire l'un sans reprendre l'autre n'aurait eu qu'un intérêt limité, et aurait obligé à revenir sur place quelques années plus tard.

Ce que la ville disait attendre du projet

Sur le plan économique, la municipalité mettait en avant le retour d'un point d'intérêt sur le front de mer, à quelques centaines de mètres du port et des commerces. L'argument se tient à condition de ne pas le surestimer : une passerelle ne remplit pas des terrasses à elle seule. Elle rend en revanche à nouveau praticable un itinéraire de promenade que beaucoup de Pornichétins connaissaient par cœur avant 2010, et pour ceux qui habitent le quartier, cela suffit largement à justifier le chantier.

Reste que la mer a le dernier mot sur ce genre d'ouvrage. Les délais annoncés à l'automne 2024 valaient pour une saison sans gros coup de vent, ce qui, sur la Côte d'Amour, relève toujours du pari.

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