Les immanquables à découvrir à Pornichet
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Les listes d'immanquables ont un défaut : elles alignent des noms sans dire où ils sont. Pornichet se lit pourtant très simplement, comme une ligne. Une bande de sept kilomètres environ, plate, orientée sud, avec la plage d'un côté et la ville de l'autre. Tout ce qui vaut le détour est posé sur cette ligne ou à cinq minutes de marche. Voici donc la commune parcourue dans l'ordre, d'ouest en est, telle qu'on la fait à pied.
Point de départ : la limite de La Baule, côté grande plage
À l'ouest, rien ne signale qu'on change de commune. Le sable continue, les immeubles aussi. La différence se voit au bâti : Pornichet a gardé davantage de villas de la fin du XIXe siècle, en retrait de la première ligne, dans les rues qui montent vers l'intérieur. La commune n'existe d'ailleurs comme telle que depuis 1900, quand elle s'est détachée d'Escoublac. Le quartier balnéaire, lui, est plus ancien : il s'est construit à partir des années 1860, puis a explosé avec l'arrivée du train.
Comptez vingt-cinq minutes de marche depuis la limite communale pour rejoindre le centre. C'est plat, c'est en bord de mer, et à marée basse on peut le faire sur le sable, ce qui est plus agréable et plus long. À l'autre extrémité de la commune, la ligne se prolonge par le sentier côtier qui part vers Saint-Nazaire : on y reviendra, c'est la partie la plus intéressante du parcours.
Le centre, le marché et les villas
Le cœur de Pornichet tient en quelques rues autour de l'église et du marché couvert. C'est là que se concentrent les commerces ouverts à l'année, ce qui n'est pas le cas partout sur la côte. Le marché fonctionne toute la semaine en été et se réduit hors saison, mais il reste le meilleur endroit pour acheter du poisson sans passer par la grande surface.
L'office de tourisme propose deux circuits de découverte du patrimoine balnéaire, fléchés, qui font le tour des villas et des anciennes pensions de famille. C'est une balade d'une heure trente, sans difficulté, à faire de préférence le matin quand la lumière prend les façades de face. Le détail des étapes et les horaires d'ouverture des lieux sont regroupés sur ce site.
Le port, ou pourquoi Pornichet ne ressemble pas à ses voisines
Le port de plaisance a été creusé dans les années 1970 dans l'ancien marais. Il compte plus d'un millier d'anneaux, ce qui en fait l'un des plus gros de la baie. On peut ne pas aimer l'architecture des quais, mais on y trouve ce qui manque ailleurs : de l'activité en février. Une coque qu'on gratte, un mât qu'on démonte, un bar ouvert un mardi de janvier.
C'est aussi le point de bascule du paysage. À l'ouest du port, on est dans la station balnéaire. À l'est, la côte devient rocheuse, découpée, et le décor change complètement en dix minutes de marche.
Sainte-Marguerite et le sentier
Sainte-Marguerite est le quartier qui surprend le plus les gens qui ne connaissent Pornichet que par la plage. On y trouve des villas plantées dans les pins, des criques minuscules, des escaliers qui descendent entre deux propriétés. La plage de Bonne Source et celle des Libraires sont de ce côté, plus petites que la grande plage, moins fréquentées en juillet, et nettement plus abritées quand le vent d'ouest se lève.
De là part le sentier annoncé plus haut, qui file vers Saint-Nazaire en longeant la pointe de Chémoulin et Saint-Marc-sur-Mer. Le tronçon jusqu'à Saint-Marc représente une bonne demi-journée aller, avec des passages étroits et quelques marches. Chaussures fermées, pas de tongs. Le retour en train depuis Saint-Nazaire prend dix minutes et évite de refaire le chemin en sens inverse.
Au large, par temps clair, on distingue le phare du Grand Charpentier, planté sur son rocher à l'entrée de l'estuaire. Il rappelle qu'on est à l'embouchure de la Loire, pas sur une côte de vacances ordinaire.
L'hippodrome, le Quai des Arts et le reste
Deux équipements sortent de la ligne côtière et méritent qu'on remonte de quelques centaines de mètres. L'hippodrome, d'abord, sur les hauteurs, qui organise des réunions de trot en soirée l'été. Sortie familiale bon marché, ambiance qui n'a rien à voir avec l'idée qu'on se fait des champs de courses.
Le Quai des Arts ensuite, la salle culturelle de la commune, qui programme spectacles et expositions hors saison. C'est là qu'a été montrée l'exposition Mort d'une montagne, et c'est le lieu à surveiller si vous venez entre octobre et mars. La médiathèque complète le dispositif avec des rendez-vous réguliers, dont une soirée musicale à la médiathèque qui a rassemblé un public bien plus large que les habitués du lieu.
Côté table, la concentration se fait sur le port et sur le front de mer, avec la répartition classique du littoral : fruits de mer et poisson au port, crêperies et cartes rapides en bord de plage. Les sélections d'adresses tournent beaucoup d'une année sur l'autre, celle de ce site donne un point de départ à recouper sur place.
Les listes en ligne citent parfois des noms de plages qu'aucun panneau ne porte sur place. Fiez-vous plutôt aux marées et à l'orientation du vent : à Pornichet, ce sont les deux seules variables qui changent réellement une journée.
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