Vous ne croirez pas qui a remporté les treize Pavillons bleus en Loire-Atlantique !

découvrez qui a remporté les treize pavillons bleus en loire-atlantique, une surprise vous attend !
Sommaire4 sections
  1. 01Un label qu'on demande, pas qu'on remporte
  2. 02Les noms qui reviennent chaque année
  3. 03Pourquoi certaines communes du littoral n'y sont pas
  4. 04Comment vérifier par vous-même avant de partir

Le titre annonce un gagnant. Il n'y en a pas. Le Pavillon bleu n'est pas un concours où treize lauréats sortiraient d'une enveloppe, c'est un label qu'une commune ou un port demande, dossier à l'appui, et qu'un jury accorde ou refuse. En mai 2024, treize sites de Loire-Atlantique l'ont obtenu. Le chiffre mérite qu'on s'y arrête, mais pas pour le suspense : pour ce qu'il dit de la façon dont ce département gère ses 130 kilomètres de côte, et pour ce qu'il ne dit pas du tout.

Un label qu'on demande, pas qu'on remporte

Drapeau du Pavillon bleu hissé au-dessus d'une plage de sable en Loire-Atlantique

Le Pavillon bleu est géré en France par Teragir, une association qui relève d'un réseau international présent dans une cinquantaine de pays. Chaque hiver, les communes candidates montent un dossier : résultats des analyses d'eau de baignade des saisons précédentes, plan de collecte et de tri sur le sable, sanitaires, accès pour les personnes handicapées, sécurité de la baignade, nombre d'animations d'éducation à l'environnement prévues pour l'été. Le dossier est payant et il se renouvelle tous les ans. Une plage labellisée une année ne l'est pas automatiquement la suivante.

Les noms qui reviennent chaque année

La Baule figure au palmarès, ce qui n'étonnera personne : neuf kilomètres de sable dans une baie fermée, un service plages étoffé, et une notoriété qui rend le label utile commercialement. Pornichet est dans la liste, Saint-Brévin-les-Pins aussi. Côté ports, celui de Pornic est un habitué de longue date, avec son bassin à flot au pied du château et une fréquentation de plaisance qui monte fort de juin à septembre.

Ce qui frappe, quand on regarde la liste année après année, c'est sa stabilité. Les mêmes communes reviennent. Ce n'est pas un signe de favoritisme, c'est la mécanique même du label : une fois qu'un service technique a construit le dossier, qu'il a formé son personnel saisonnier et calé ses animations, le reconduire coûte peu. Le vrai effort est à la première candidature.

Pourquoi certaines communes du littoral n'y sont pas

La question est plus intéressante que le palmarès. Une plage peut avoir une eau classée excellente et rester sans pavillon, pour trois raisons.

La première : la commune n'a pas déposé de dossier. Cela arrive, notamment dans les petites communes où le service technique compte trois personnes et où monter un dossier annuel n'est pas la priorité. La deuxième : le site coche les critères sanitaires mais pas les critères d'équipement, souvent les sanitaires ou l'accessibilité. La troisième : un choix politique. Certains élus estiment que le label sert surtout la promotion touristique et refusent d'en payer le prix chaque année.

Sur ce point, je trouve l'argument des réfractaires plus solide qu'on ne le dit. Le Pavillon bleu récompense un dossier bien tenu autant qu'une plage bien gérée, et une petite commune sans service dédié se retrouve pénalisée pour des raisons administratives, pas écologiques.

Comment vérifier par vous-même avant de partir

Les résultats d'analyses de chaque plage sont affichés au poste de secours, en général sous forme d'un tableau des trois derniers prélèvements. Le classement quadriennal, lui, se consulte en ligne sur le site du ministère de la santé, plage par plage. Deux minutes suffisent, et c'est bien plus parlant qu'un palmarès départemental.

Reste que le drapeau a une utilité qu'il ne faut pas balayer : il oblige la commune à tenir ses engagements chaque été, sous peine de retrait en cours de saison. En Loire-Atlantique, ce genre de retrait est rare, mais il existe ailleurs, et c'est ce risque qui donne au label un peu de consistance.

Source: www.ouest-france.fr

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