Les joyaux à découvrir à Pornichet
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Autant désamorcer la promesse tout de suite : Pornichet n'a pas de joyaux cachés. Une station balnéaire de la Côte d'Amour, adossée à La Baule, avec un hippodrome, un port de plaisance et 2 kilomètres de sable en plein sud, ça ne se cache nulle part. Ce qui est vrai, en revanche, c'est que la plupart des visiteurs n'en voient qu'un dixième : la plage des Libraires en juillet, une glace, le retour. Le reste demande de marcher un peu, ou de venir en février. Voici ce qu'il y a à voir quand on sort de ce périmètre.
Les plages, et laquelle choisir
La grande plage de Pornichet prolonge celle de La Baule dans la même baie, exposée plein sud, avec une pente très douce. À marée basse, l'eau recule loin, ce qui est parfait avec des enfants et frustrant pour qui veut nager. Consultez l'horaire des marées avant de partir, c'est le seul vrai paramètre de la journée.
Bonne Source, à l'est, est plus petite et plus abritée. C'est là que se retrouvent les habitués, notamment hors saison, et c'est de loin le meilleur endroit pour un bain de septembre, quand l'eau a fini de se réchauffer et que les parasols ont disparu. Le paddle et la planche à voile se pratiquent sur la grande plage, où les clubs installent leur matériel l'été.
Un mot sur la lumière : la baie étant orientée au sud, on n'y voit pas le soleil se coucher dans la mer. Pour ça il faut monter vers la pointe, du côté du sentier. C'est un détail que les brochures ne mentionnent jamais et qui déçoit chaque année des visiteurs venus pour une photo précise.
La plage principale est surveillée l'été, avec des postes de secours et des zones de baignade balisées. Hors saison, plus rien, et le courant se fait sentir à marée descendante du côté du port. Ce n'est pas dangereux si on reste dans la baie, ça le devient dès qu'on cherche à contourner la pointe à la nage.
Le sentier côtier, la vraie sortie
Le chemin qui part vers Saint-Nazaire longe une côte rocheuse et découpée, très différente du sable de la baie. Criques minuscules, pins penchés par le vent, quelques escaliers taillés. C'est le tronçon local du GR 34, dont la circulation a été rouverte entre Saint-Nazaire et Pornichet après des travaux de sécurisation.
Comptez une bonne heure et demie à pied jusqu'à Saint-Marc, davantage si vous vous arrêtez, et prévoyez de vraies chaussures : le sol est irrégulier et glissant après la pluie. En roller, oubliez, malgré ce qu'on lit parfois. La portion praticable en roues se limite au front de mer bitumé.
Les villas, un patrimoine qu'on traverse sans le voir
Pornichet s'est construite comme station à partir des années 1860, quand le chemin de fer a mis l'Atlantique à portée des Nantais et des Parisiens. Il en reste un ensemble de villas balnéaires, entre le boulevard des Océanides et le quartier de Sainte-Marguerite : bow-windows, briques polychromes, balcons de bois découpé, toitures compliquées. Beaucoup sont derrière des haies, ce qui explique qu'on passe devant sans les remarquer.
La bonne façon de les voir, c'est à pied et lentement, en remontant les rues perpendiculaires au front de mer plutôt qu'en longeant la plage. L'office de tourisme propose des visites commentées qui donnent le contexte, et le contexte change tout : sans lui, on voit de belles maisons ; avec lui, on lit une histoire de spéculation immobilière, de trains et de bains de mer prescrits par les médecins.
Au large, le phare du Grand Charpentier marque l'entrée de l'estuaire de la Loire. On le voit très bien depuis la côte par temps clair. Il ne se visite pas librement, contrairement à ce qu'on lit ici et là.
Le port, l'hippodrome et le reste
Le port de plaisance, l'un des plus grands de la façade atlantique, est une promenade en soi, surtout en fin de journée quand les bateaux rentrent. On y trouve des terrasses et une école de voile. C'est aussi le point de départ des sorties en mer proposées l'été.
L'hippodrome, avenue de l'Hippodrome, organise des réunions de trot toute l'année, y compris l'hiver. Entrée peu chère, ambiance familiale, et une piste posée à quelques centaines de mètres de la plage : c'est une curiosité locale plus qu'un rendez-vous sportif, et ça se visite très bien sans rien connaître aux courses.
Pour les marais salants, il faut accepter de rouler : Guérande et Saillé sont à une vingtaine de minutes. C'est un autre paysage, plat et blanc, qui n'a rien à voir avec la côte rocheuse. Si vous ne devez faire qu'une excursion depuis Pornichet, c'est celle-là.
Préparer sa visite sans perdre de temps
La programmation change chaque saison, entre les concerts de plage, les marchés nocturnes et les rendez-vous du Quai des Arts. Pour les horaires et les dates à jour, la source à consulter reste Pornichet – à voir à faire, tenu par la commune. Nous avons par ailleurs consacré un portrait plus large à la place de Pornichet à côté de La Baule, pour ceux qui hésitent encore entre les deux.
Dernier conseil, le plus utile de tous : garez-vous une fois, en arrivant, puis laissez la voiture. Tout ce qui précède se fait à pied ou à vélo, et chercher une place en août coûte plus de temps que la visite elle-même.
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